Le corps d'un mec nu appartient à celui qui le regarde

Objectif : Parler et faire parler à propos des mecs nus, poursuivre ce qui avait été entrepris dans NU ET ANGOISSE. Priorité aux commentaires des visiteurs, aux échanges sur la nudité masculine. LISTE COMPLÈTE DES TAGS DANS "TOUTES LES ARCHIVES"

24 juin 2009

Récit trip réel. suite. Etape n°13

« Mon second a une super idée dit le Maître ... viens avec nous ... on va t’arranger un truc ... tu seras encore plus intéressant après »

Le second mec ouvrit le coffre de sa bagnole pour en extraire une torche électrique et il en souleva l’attache métallique destinée à l’accrocher. Il s’approcha et s’employa à enfiler cette attache sur le membre qui évoluait devant moi selon de longs mouvements amples et désordonnés ... mais les diamètres étant trop différents, l’attache ne glissa pas du tout sur le gland turgescent. De plus comme toute la hampe bougeait à cause de mon déplacement forcé, il n’était pas facile de tenir la pièce métallique sur la chair gonflée à bloc.

Il fallut m’immobiliser pour que la manipulation devienne possible mais il apparut que même sans mouvement de son porteur, une bite tendue ne se contraint pas facilement. Elle reste autonome et n’obéit qu’à elle-même tant son envol en dehors du corps la projette loin devant. Ce n’est qu’avec deux mains qu’il est possible de la maintenir en la tenant par sa base pour diriger son extrémité brûlante vers la direction désirée afin d’y travailler tranquillement. C’est de cette façon que les deux mentors qui m’avaient fait devenir leur chose réussirent à la bloquer pour forcer le passage de la boucle de métal. Le Maître pressait la base en appuyant fortement dessus pendant que le second tentait par tous les moyens de faire passer l’organe à l’intérieur de la boucle .... mais ça ne glissait pas et je commençais à ressentir très fortement cette stimulation trop insistante. Le manipulateur avait beau presser le gland à l’aide de deux doigts pour aider son passage, l’épaisseur ne se réduisait pas assez et à force d’appuyer et de tirer, la teub se courba jusqu’à se couder entièrement sous la pression. Intense désagrément qui sans être vraiment douloureux m’atteint dans ma chair de mec. Il n’était pas possible d’accrocher la torche au bout de ma bite.

-          Putain c’est pas vrai, ça me plairait trop de le regarder danser avec la torche allumée au bout de sa bite ! s’agaça le tyran. Éteins ton DJ !

-          Moi aussi insista l’autre, j’ai trop envie de lui accrocher ça au bout

-          Recommence, il faut que tu y arrives, ça finira bien par passer en insistant ... c’est son putain de gland évasé qui fait chier

-          Rien à faire, tu vois bien ... j’ai beau la tordre de tous les côtés l’anneau ne passe pas !

-          T’as qu’à remettre le prépuce en place ... vas-y doucement, faut pas qu’il crache ... et tu le reculeras après avoir remis l’accroche anneau sur la peau, ça devrait mieux coulisser sur l’épaisseur du gland comme ça ... allez, vas-y !

Le second repris ses manipulations en respectant les consignes du Maître qui surveillait de près chaque geste. La première fois il alla trop vite et ne remit pas le prépuce bien en place, ..., la deuxième fois, il fit plus attention et tout fonctionna comme prévu : me recouvrir le gland complètement avait permis d’enfiler l’anneau sur cette fine peau et en la faisant reculer lentement elle entraînait le cerclage métallique qui vint naturellement se coincer derrière l’évasement de la muqueuse génitale quand le retrait fut complet.

-          Ouah !, ça a marché ! Tu vois .... je savais comment faire .... recule-toi pour que je le voie bien ! commenta le Maître

-          Alors là, pour moi, c’est une première .... Il y a longtemps que j’y pensais, heureusement que t’as trouvé le moyen de lui suspendre la torche ... acheva le second.

Je me retrouvais affublé de cet objet lourd au bout de la queue, coincé à la base du gland, là où le frein est le plus tendu et cette tension m’agaçait très fortement. Tout l’engin était alourdi par le poids de la lampe-torche et au lieu d’être tendu vers le haut, il se balançait horizontalement comme une large branche remuée par le vent. La fine attache rigide étranglait la zone ultra-sensible qui était sollicitée comme elle l’avait encore jamais été. J’étais en train de vaciller ne pouvant plus gérer l’excitation que la pression constante provoquait. Le Maître demanda que l’autre remette la musique et je dus reprendre mes déhanchements ridicules. Mais désormais j’atteignais le comble de la bassesse à cause de la pine entraînée vers le bas qui oscillait comme une aiguille devenue folle. Je perdais le nord au fur et à mesure que j’acceptais d’entrer dans le rythme saccadé et que je sentais le poids encombrant et gênant de la torche que le second venait d’allumer. Elle diffusait une lumière faiblarde qui irradiait visiblement plus le bitume que le reste mais l’éclairage venant d’en bas, cela devait créer une atmosphère totalement surréaliste et fascinante vue l’attitude mi narquoise mi éblouie des deux mecs comblés dans leur délire au-delà de ce qu’avaient pu mettre en scène leurs fantasmes les plus aboutis.

Je peux me demander maintenant ce que chacun d’entre eux a gardé de cette nuit infernale. Ma rencontre fortuite avec le Maître puis avec le second avait abouti par alchimie à ces moments funestes et endiablés. Je me souviens avoir touché le fond pendant cette danse païenne et fétichiste car j’exultais en même temps que j’avais renoncé à l’instant où elle se déroulait à un quelconque recul sur ce que j’étais en train de faire. Je n’étais plus moi mais un autre parce que mon sexe était détourné de sa fonction et qu’il était utilisé pour amuser d’autres hommes, parce qu’il était devenu l’objet de leur attention pathologique. Le cerclage métallique qui contraignait le bout de la hampe me rappelait que je n’étais rien d’autre qu’un porteur-de-torche-au-bout-de-la-bite comme j’aurais pu aussi bien être lampe de salon ou cendrier, table basse ou porte parapluie ..... A ce moment je compris (ou plutôt je comprends seulement maintenant qu’à ce moment précis) les deux acolytes ne vivaient pas la même chose. Le Maître était silencieux, mystérieux car il atteignait certainement ce qu’il n’avait jamais espéré, alors que chez le second il n’y avait que de grands éclats de rire bruyants. Pour l’un il se passait quelque chose de précieux, pour l’autre il n’y avait qu’un amusement grotesque .... et j’imagine très bien qu’il a du parader plus tard face à ses potes en expliquant ce qu’il avait fait et comment il avait profité d’un mec au point de le transformer en porteur-de-torche-au-bout-de-la-bite ................. J’éructais à force de transe musicale sur ce parking et à cause de la douleur persistante qui irradiait tout le membre devenu beaucoup trop lourd.

-          On le ramène dit le Maître, arrête ton CD, ...., on prend ma bagnole et tu laisses la tienne ici. Je te ramène dés qu’on l’a lâché sur l’aire d’autoroute.

-          Déjà ?

-          C’est moi qui l’ai trouvé .... j’en fais ce que je veux. Tu viens ou tu viens pas ?

-          Je viens !

-          Alors tu le mets dans le coffre et tu lui laisses sa lampe.

Je grimpais tout seul dans ce coffre et le second fut surpris de ma docilité au point de tester ma réaction quand j’entrepris de me hisser au-dessus du pare-chocs une jambe après l’autre. Il avança la main pour tirer sur sa torche et la relâcha immédiatement ce qui eut pour effet de provoquer une douleur vive accentuée par la détente immédiate du phallus engorgé. Je fermais les yeux pour encaisser le choc de l’objet cognant le montant du coffre et me glissa dans le petit volume dans lequel j’avais déjà été consigné.

Je n’étais plus qu’à quelques instants de la fin d’un trip inimaginable mais je commençais à ne plus aimer celui qui en moi avait aimé être manipulé comme une poupée ...

17 juin 2009

Récit trip réel. suite. Etape n°12

Par les fenêtres ouvertes j’entends s’approcher de moi l’air envoûtant de Kashmir de Led Zeppelin ….

Arrivé au niveau de la bagnole, l’autre m’aperçu distinctement et lança un « putain c’est vrai, t’es hyper bien rigolo toi ! » puis ….. « approche bien mec …. je crois que je te connais …. je reconnais cette bite et ces couilles ….. » Led Zep. gueulait dans l’habitacle et l’ambiance devenait sérieusement flippante …. Il m’avait déjà regardé nu et ça me mit dans un état de transe considérable ; un mélange de trouille et d’excitation qui me donna la chair de poule. Je sentais mes couilles qui remontaient et se resserraient à la base de la bite comme dans une gangue striée de plis profonds.

-          L’autre : oui, tu n’étais pas sur l’aire de l’autoroute l’autre jour … .. ma salope !

-          Moi : oui c’est ça ....

-          Mais qu’est-ce que tu as à la bite ? Elle est toute boursouflée !

-          C’est Lui ... depuis le début du plan .... Il attaque fort ...

-          Je vois ... mais c’est que tu l’as mérité !

-          Moi : c’est Kashmir que tu as mis ...

-          Lui : t’arrête de faire le malin toi, je ne suis pas venu pour parler musique, je suis venu pour me marrer et pour l’instant t’es intéressant mais pas encore amusant. Monte !

Je m’assis à côté de lui et il me demanda de lui indiquer où se trouvait le Maître. Je lui indiquais un sémaphore au pied duquel il l’attendait. Il démarra et roula en tenant le volant d’une main pendant que l’autre tripotait mon membre endolori. Il aimait bien presser le gland découvert et lançait en même temps des « pouêt-pouêtspouêt-pouêts » comme s’il appuyait sur un klaxon. Ces gestes insistants et impudiques me stimulaient profondément au point que je me couchais sur le siège pour gérer et maîtriser plus facilement les réactions de pure mécanique génitale. Comme il s’aperçu des réactions qu’il provoquait par ses attouchements il insista et repris la manipulation plusieurs fois jusqu’à ce que je lâche de petits râles rauques .... « voilà, là tu deviens rigolo .... je comprends pourquoi il m’a appelé ... tu as de la ressource et du potentiel ... je ne suis pas resté assez longtemps l’autre jour sur l’aire d’autoroute ... je ne sais pas jusqu’où tu acceptes d’aller ... là je vais bien voir »

Le parcours jusqu’au sémaphore fut très rapide. Le Maître y était appuyé et fumait tranquillement une cigarette.

-          Lui : alors ? on dit merci !

-          L’autre : oui, il est marrant, merci d’avoir appelé

-          Je te connais, je sais que tu aimes ce genre de connard

-          T’as trouvé le bon numéro, je m’en suis déjà aperçu ...

-          Aperçu de quoi ?

-          C’est une marionnette ce mec, tu le tiens par la bite et tu en fais ce que tu veux

-          C’est exactement ça .... je pensais pas qu’il était aussi con

-          Mais tu lui as fait quoi pour qu’il l’ait si abimée ?

-          Ben il va te dire ............... « allez, vas-y, raconte-lui» me lança-t-il

J’étais toujours allongé sur le siège avant de la bagnole et je ne compris pas ce que je devais faire. Je savais qu’il était question de moi mais j’étais comme drogué par l’excitation, la musique qui n’avait pas cessé et par la présence des deux hommes.

La baffe fut magistrale.

-          Il t’a dit de m’expliquer pourquoi t’as la queue aussi rouge ! lança le second

-          C’est dans le champ tout à l’heure ... je me suis accroché plusieurs fois à des feuilles coupantes ...

-          C’est tout ? hurla le Maître

-          Non, c’est aussi dans les caddies et sur le goudron ... à force ça use la peau ...

-          Bon, sors de là, merde, dépêche-toi !

Je me retrouve une fois de plus à l’air libre mais ce coup-ci devant deux mecs. Je me sens minable et comprend en même temps que je le suis vraiment. Ces deux mecs se sont bien trouvés et je sens bien qu’ils sont prêts à m’extorquer ce que je ne connais pas encore de moi. Comment ont-ils deviné qu’il y avait au tréfonds de ma personnalité ce besoin de me livrer ? d’être ridicule ? d’être nu pour eux ? Je suis le complice de ma propre descente aux enfers ....

-          « Tu sais que le ver de terre s’y connaît en musique » commença le second

-          « Il s’y connaît en musique ? ... il a le rythme dans la peau alors » poursuivi le Maître ... « Qu’il danse alors ! ... il sait sautiller, il saura danser !... mais change de radio ou mets un disque plus trash que ça»

L’autre arrêta Led Zep. et mit un truc de ouf, de la house ...

-          Monte le son, qu’il entende bien !

J’étais arrosé de musique impossible et ils attendaient désormais que je me déhanche sur ce rythme barbare. Impossible de bouger. J’étais paralysé par l’enjeu. Eux appuyés sur le toit de la bagnole, moi à poil à quelques mètres. Ils attendaient que j’entre dans les cadences infernales que le disque hurlait pour se foutre de ma gueule mais quelque chose me coinçait. J’avais pourtant déjà été très loin dans l’exhibition depuis le début de cette soirée mais là ça ne passait pas, ça ne passait plus. Quelque chose me révulsait à l’idée de m’exposer ainsi à ces regards lubriques ; certainement parce que je prenais progressivement conscience de l’aspect ridicule de ces moments où finalement je me donnais en spectacle .... la venue du second mec y était certainement pour quelque chose. Il avait beau être « initié » à la nudité masculine puisqu’il m’avait déjà vu une fois, son regard ne m’inspirait pas comme celui du Maître qui me suivait depuis le début de la nuit. Ses yeux froids et distanciés ne cherchaient pas la même chose que ceux du véritable spécialiste. Le Maître me fouillait, le second mec me jugeait. Le premier cherchait à satisfaire sa curiosité de voyeur et voulait varier les expériences où il pouvait apercevoir une bite, le second était venu pour se foutre de la gueule d’un mec et comme il le disait, pour se marrer un bon coup.

-          Le premier : Putain tu vas bouger connard !

-          Le second : Déjà qu’on n’y voit pas grand-chose avec cette lumière jaunâtre ... pas évident qu’on le voit bien danser quand il s’y mettra

-          J’ai une idée ... voilà ma clope, débrouille-toi pour le faire danser.

-          Pigé ... je vais te le faire bouger, tu vas voir ça ...

Le second s’approcha de moi pendant que je me tétanisais en le devinant déterminé. Je pensais un instant fuir mais pour aller où dans cette tenue ? J’étais fait comme un rat et c’est avec une grande docilité que je reçus la brûlure de la cigarette juste au dessus de la touffe. Il insista bien sur la peau ce qui me fit sursauter sèchement. « Tu vois, quand on doit, on peut ! » lâcha-t-il fier de lui et pendant qu’il rigolait il me saisit un bras et le secoua brutalement pour me faire remuer avec l’espèce de musique. J’étais bien forcé de concéder quelques mouvements dégingandés que j’ai enchaînés avec plus d’entrain quand le Maître m’encouragea de quelques « allez connard ! », « sois plus franc du collier bordel ! », « allez, t’étais plus cool tout à l’heure au bord de la route ! ». Je finis par me caler sur cette musique électronique et dansa comme dans un club quand on est pris par l’ambiance et par la proximité du corps des autres personnes ... sauf que là, j’étais seul ... et nu devant deux mecs sur un parking de grande surface en pleine nuit.

Voilà, ils avaient réussi leur scénario : je dansais à poil devant eux, mon chibre épais n’arrivant pas à se mettre dans la cadence de mes quasi-trépidationsquasi-trépidations était toujours décalé par rapport au rythme que mes jambes et mes bras me dictaient presque instinctivement. La house m’enveloppait complètement et je ne me rendis même pas bien compte de leur proximité. J’avais dansé les yeux fermés mais quand je les ouvris à un moment je m’aperçus qu’ils étaient tout près de moi et à peine les avais-je vu qu’ils me saisissaient par les bras pour m’amener vers la bagnole.

« Mon second a une super idée dit le Maître ... viens avec nous ... on va t’arranger un truc ... tu seras encore plus intéressant après »

31 décembre 2008

Récit trip réel. Suite, 11ème étape

" Je trouvais ça encore plus gênant que d’être découvert par des passants ..… "

  • Lui : enfin te voilà ! on aurait cru que tu avais peur de courir mais tu vois, tu y es arrivé, t’étais marrant à regarder de loin …
  • Moi (essoufflé et essayant de retirer les gravillons fichés dans les talons et les plantes de pieds) : ……

Son téléphone portable sonna. Il décroche. " Alors t’es où ? Tu viens ou tu viens pas ? ….. oui, il est là devant moi ce connard, dépêche-toi si tu veux en profiter aussi ……. oui, vachement marrant … allez viens dépêche-toi ….. non, tu entres sur le parking par l’allée où il y a des peupliers tu sais et après les buissons ….. mais attends, je vais te l’envoyer comme ça tu verras vite où c’est …. Ok, à tout de suite "

  • Lui : tu vas y aller, ce serait bien qu’il te trouve ….. tu retournes à la bagnole et tu vas jusqu’à la grille ouverte là-bas et tu l’attends, tu me le ramènes ici..… mais dépêche-toi un peu … allez zou ! ! !

Et me revoilà à traverser ce parking mais en marchant cette fois … les pieds ne me font pas moins mal ….. mais à peine ai-je débuté le trajet que j’entends un pas de course derrière moi et je reçois immédiatement après un coup magistral dans les fesses qui me déstabilise et me fait tomber sur le bitume. " Dépêche-toi j’ai dit ! " crie-t-il avec rage. Je suis par terre, éraflé aux genoux et au niveau du côté gauche du bassin ….. des gravillons se sont incrustés dans les éraflures qui me démangent sérieusement. J’approche une main pour les retirer grâce à un simple frottement mais très vite il m’en empêche avec un pied …. Il appuie avec une basket sur mon bras et comprenant sa force par cette pression facile, il insiste fortement en faisant tourner la semelle sur la peau comme s’il écrasait un mégot. Je reste stoïque mais ça ne le désarme pas et il promène cette semelle en remontant le bras jusqu’au cou puis redescend sur le torse en laissant des traces sur la peau partout où il peut accéder. Je me retrouve sur le dos et tente de ramener les jambes vers la poitrine pour me protéger mais il a le temps d’atteindre mes couilles avec beaucoup de malignité. Il appuie plusieurs fois avec force en les poussant vers le bas puis s’amuse avec le scrotum en le secouant de la pointe de sa basket. Le sol qui est très dur et granuleux rend pénibles les tortillements que je lâche sous les douleurs stratégiquement assénées. Il me tient par là où je suis le plus vulnérable et le plus fragile. Il le sait et ne lâche pas prise pour autant. J’arrive à croiser ses yeux pour chercher à l’implorer et devine dans son regard brûlant un brin de folie ou plutôt de sacrilège …. Il émane de lui alors qu’il me triture les burnes avec sa semelle, une force presque inquiétante parce que tout à coup maléfique et je sens que la situation est en train d’évoluer gravement en ma défaveur.

Quand va-t-il s’arrêter de s’amuser en poussant de grands soupirs à chaque fois qu’il m’extorque une douleur irradiante ? Il parvient parfois à bloquer une glande et à la presser jusqu’à ce qu’elle cède et roule sous son pied maladroit. Je ne sais plus comment supporter ce supplice et tente de me reculer quitte à frotter durement mes fesses sur le goudron mais il m’attrape à la nuque avec une main sûre et tout en me retenant avec fermeté il pose en entier sa basket sur mon chibre qui dressé au dessus du ventre le provoque avec indécence. Le pied devient mordant et acide tant le caoutchouc accroche la peau si fine du membre. Mon maître exulte devant tant de perspicacité et de trouvaille de sa part car il a sous ses yeux le résultat vivant de son imagination. Il découvre sa capacité à nuire et semble en jouir pleinement, sans limite. Il recommence son jeu de sket mais se concentre sur la hampe bandée comme un arc. Avec son pied il la soulève et la laisse retomber de tout son poids vers le nombril. Il tente plusieurs fois de la loger entre les cuisses et doit s’aider d’une main après s’être baissé pour la forcer complètement puis il la relâche d’un coup et observe en rigolant le retour à une position plus anatomique. La bite claque et rougeoie à force de tensions répétées. Les picotements dus aux différentes irritations depuis le début de la soirée deviennent intenables et sont de vraies blessures. Comme je réagis vivement à ces nouveaux coups, deux baffes viennent me calmer. " Tu n’as pas dit qu’elle était à moi tout à l’heure ? Arrête de pleurnicher et tiens parole connard ! " Je suis sonné et reçois l’ordre de me relever instamment. C’est certain, il n’est captivé que par l’effet de la bite et m’oublie totalement. Je me dis que jamais comme à cet instant je ne me serai senti exister que comme porteur d’un sexe de mec. Ce n’est que pour ce sexe que je suis là et je dois m’effacer derrière Lui. Il prend toute la place et mon boulot est juste de l’irriguer, de Lui permettre de prendre racine, d’être arrimé pour pouvoir provoquer la décence et les étoiles.

Une bagnole arrive et je dois dare-dare aller à sa rencontre … ce ne peut être que lui dit-il !

C’est chancelant que je me dirige vers les deux phares qui pointent désormais sur moi. Par les fenêtres ouvertes de la voiture j’entends s’approcher de moi l’air envoûtant de Kashmir de Led Zeppelin.

31 août 2008

Récit trip réel. Suite, 10ème étape

" je m’appelle Éric et je donne ma bite à mon maître " ….

Il manipula le téléphone tout en me laissant sur le caddy et composa un numéro. Quand le correspondant répondit il lui dit simplement de venir sur le parking du centre commercial, près des fourrés. Il raccrocha. J’étais toujours coincé par la bite compressée entre les deux montants métalliques au milieu desquels je m’étais stupidement enfilé et je fus pris d’une frousse incroyable quand j’envisagea qu’un autre mec puisse me découvrir ainsi dans cette position. Je m’étais habitué à la présence perverse de …(je ne savais toujours quel était son nom ni comment je devais l’appeler) .. de Lui …. mais je vivais très mal la possibilité qu’un autre mec complice assiste à mes actes immondes pris que j’étais dans les filets de ma dépendance aux désirs de ce Maître qui savait si bien m’avilir. Pas question non plus de me retirer du piège que représentait le caddy ou alors au prix d’un forcement impensable vu l’état d’excitation dans lequel je me trouvais à nouveau ….. Il m’avait eu ! J’étais coincé à tous les sens du terme.

  • Moi : tu ne vas pas faire venir quelqu’un maintenant ! ! !

  • Lui : et pourquoi pas ? … et de toutes façons, qu’est-ce que tu peux faire ? Regarde-toi !

Je comprenais que la nuit n’était pas achevée et que j’avais intérêt à me couler dans le moule qu’il m’assignait. Je comprenais aussi que je n’avais plus aucun moyen de résister ou de refuser les épreuves qu’il voulait m’imposer. Lui jouait, comme avec une console de jeu et j’étais devenu un véritable personnage qu’il manipulait grâce à des manettes. Aucune figurine dans un jeu vidéo ne se révolte contre celui qui la fait se mouvoir et j’étais désormais une figurine de chair qu’il manipulait non pas avec des commandes électroniques mais avec des mots. Les fils qui me reliaient à lui n’étaient pas matérialisés mais ils n’en étaient pas moins réels car chaque mot qui sortait de sa bouche était destiné à obtenir quelque chose de moi … et il obtenait tout ce qu’il voulait. Les images qu’il avait dans la tête, il parvenait à les concrétiser en me disant deux ou trois choses simples mais performantes …

Là je pris peur. Véritablement. J’étais décervelé mais en avais conscience. Où cela s’arrêterait-il ? Laisser aller, laisser aller, laisser aller …..

  • Lui : sors de là, je veux te voir courir

  • Moi : je peux pas, je suis coincé dedans

  • Mais non, fait un effort connard ! retire-toi je te dis !

Il se baissa pour étudier le problème de façon à mettre ses yeux au niveau de l’engin et avec une main il réussit à atteindre la base du pénis gonflé à bloc enserré entre deux montants galvanisés du chariot. Il appuya très fortement sur la chair terriblement raffermie là où le contact avec le métal était le plus meurtrié et gueula que je devais lever mon cul vite fait bien fait ….. Le membre fut en effet libéré mais pas en entier, le gland trop évasé ne passait pas. Il recommença donc l’opération de pression sur sa couronne qui finalement franchit l’obstacle alors que mon bassin se soulevait au-dessus. Mon équilibre précaire sur la chenille de caddies devait rendre l’opération des plus bancales et il m’apparut comme une évidence qu’un spectateur même averti n’aurait pu assister à toute cette manipulation que secoué d’immenses sarcasmes …. Décidément, la prochaine arrivée d’un autre mec me perturbait ……

Je pus descendre du perchoir ridicule sous les yeux amusés de mon Maître-joueurMaître-joueur et me souvins une fois les pieds au sol qu’il m’avait retiré les baskets. Sensations très désagréable du contact avec le macadam froid parsemé de gravier de grosseur très irrégulière. Ma station debout n’est alors pas aisée mais la peau cornée des pieds finit par s’adapter aux petits cailloux et je prends un peu d’assurance en étant très statique.

  • Lui : te voilà enfin tout nu

  • Moi : …….

  • Alors ça fait quoi de ne rien porter du tout sur toi ?

  • ………

  • Ni montre, ni skets, rien du tout, à poil total mec ….

  • …..

  • Rare d’avoir sous la main un corps de mec comme ça en pleine nuit dehors … sur un parking. Et tu sais, finalement, on te voit bien grâce aux grands sémaphores, plus besoin de la lampe de poche. Je suis sûr qu’on peut te voir de la route là-bas ….. si les gens sont un peu curieux ils peuvent faire des découvertes cette nuit ….

  • …….

  • Tu vas courir connard, je veux te regarder courir jusqu’à la voiture et revenir vers moi.

  • Mais j’ai plus mes skets !

  • Et alors ? ….. t’as tes pieds non ?

  • ……….

  • Je te donne 30 secondes pour faire l’aller-retour, normalement ça te suffira pas, à moins que t’ailles super vite, d’ailleurs plus tu vas vite et moins t’auras mal aux pieds. Si t’y arrives pas t’es puni. Je prends le chrono du tel ……. Vas-y ! …………………………..VAS-Y !

Suis comme un con, devant lui, paralysé. J’y vais pas. Je peux pas y aller. Son regard est trop fort. Pourquoi veut-il que je cours jusqu’à sa bagnole ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette lubie ? Tout à coup le doute m’envahit. Jusque là j’avais obéi en ne craignant pas les conséquences des défis relevé .… mais là je redoute un coup tordu, un plan scabreux (comme s’il n’y en avait pas encore eus depuis le début du plan !) et je perds confiance.

  • Lui : VAS-Y BORDEL !

Un sérieux coup de grolle me rappelle pourquoi je suis là, nu sur ce parking en pleine nuit et je commence ma course en ligne droite à travers l’espace quasiment vide des places de voiture dessinées sur la goudron. Je dois passer non loin d’un lampadaire très haut qui dessine autour de moi une ombre aux contours incertains. Au fur et à mesure que je m’approche de cette lumière suspendue puis que je m’en éloigne apparaît d’abord de plus en plus distinctement et ensuite de moins en moins clairement le rapide croisement des jambes du à la course dans la nuit.

Ce halo de lumière plus vive que je traverse à grandes enjambées me fait comprendre ce que cherche le mec-joueur même s’il reste planté loin de moi près des caddies : mon sexe resté érigé est projeté à chaque pas vers la droite ou la gauche de mon ventre et le frappe très distinctement en accompagnant les chocs de bruits secs mais graves et répétés. Mes pieds douloureux sous les nombreuses aspérités du sol me forcent à accentuer mes mouvements et ce phénomène renforce les battements saccadés du pénis. Ce dernier semble affolé tant la course est effrénée et c’est l’ombre de mon engin au sol, presque prêt à se détacher de moi que j’aperçois fugitivement dans la couronne de lumière qui m’entoure au passage du sémaphore. Au début de la course il battait encore avec une certaine régularité, mais je me lance à corps perdu dans ce défi pour montrer que je ne renonce pas à satisfaire la plus basse des curiosités et le voilà qui maintenant subit des secousses totalement désorganisées, violentes et imprévisibles. Heureusement, j’arrive à la voiture.

Le demi-tour est rapide. Je devrai être encore plus rapide au retour en repartant vers celui qui pourra tout détailler depuis son poste d’observation. Les pieds me font très mal pendant cette seconde course et pendant que mon souffle se raccourcit et que mes enjambées deviennent moins efficaces, je repense à cet " invité " qui ne devrait plus tarder à arriver.

Et si maintenant ils étaient deux à délirer sur moi ? Et d’ailleurs, où sont mes affaires ? ? ? ? ? Je ne les ai pas vues dans le coffre tout à l’heure ….. L’angoisse me saisit en plein milieu de la course …. Et ce nouvel arrivant ….. Que va-t-il comprendre à ce qu’il va découvrir ? Le mec qui me drive depuis plusieurs heures m’a vu progresser, voulait me faire avancer sur ce chemin calamiteux, mais le " nouveau " va me découvrir alors que je suis déjà à un stade avancé d’imbécillité et de ridicule. Je ne suis pas fier du spectacle que je donne et c’est en arrivant à la hauteur de celui qui a voulu tout ça que la honte m’a envahi pour la première fois.

J’avais accepté ce qui m’arrivait, je l’avais même cherché et là, tout à coup, je me faisais honte parce des yeux étrangers et certainement avisé allaient me regarder. Je trouvais ça encore plus gênant que d’être découvert par des passants .....

28 août 2008

Un trip exhib

(I)

Le mec m’avait donné rendez-vous sur un parking d’autoroute. Ses recommandations étaient simples : ne mettre que skets et short, garer ma bagnole dans un endroit tranquille de cette aire d’autoroute et choisir une place avec d’autres places vides pas trop éloignées, évidemment, être à l’heure.

J’étais arrivé avant lui et je l’attendais. Pendant ce court moment des bagnoles étaient venues se stationner juste à côté de ma place et déjà ça ne me rassurait pas …….. je n’avais pas mis plus de vêtement que le mec n’avait voulu. Une bagnole arrive, se gare à trois places et un mec en descend. C’est lui. Il repère ma voiture et s’en approche, frappe à la vitre conducteur que j’ouvre.

  • Lui : Ok c’est bon, t’as respecté la tenue
  • Moi : (je ne dis rien)
  • Pour moi c’est ok, on fait le trip

Il passe sa main par la vitre ouverte et me touche un téton. Je reste stoïque.

  • Lui : tu descends ton short
  • Moi : là maintenant ?
  • (Pas de réponse de sa part)

Comme il ne bouge pas je prends l’élastique du short en dessous du nombril et le tire vers les genoux. Les voitures du parking continuent de circuler et des gens marchent un peu partout. En même temps qu’il regarde ce que je déballe, il surveille à droite et à gauche.

  • Lui : t’es encore mou
  • Moi : (je ne dis rien)
  • Tu remballes et te me suis. Ferme ta bagnole et tu me donneras les clés et les papiers.

Il s’en va. Je remets le short en place et sort de la bagnole et la verrouille. Je vais jusqu’à la sienne en passant à côté de gens qui se détendent sur le parking. Quand il me voit arriver, il m’ouvre la porte de l’intérieur et me dit de m’asseoir devant à côté de lui.

  • Lui : mets des papiers et tes clés dans la boite à gants

Il démarre, sort du parking et s’engage sur l’autoroute. A la 1ère sortie il bifurque et emprunte une route départementale, puis une autre bifurcation qui mène à un village. Alors qu’on s’en approche il me dit que quitter le short parce que désormais je n’en aurai plus besoin et de le mettre aussi dans la boite à gants. Short retiré je suis scotché au siège pendant qu’on traverse le patelin. De temps en temps il me regarde pendant qu’il conduit, quand la route est droite il me la touche avec sa main droite et s’amuse un peu avec.

Sortie du village, on roule le long d’une voie ferré à vitesse lente. Il s’arrête à un parking le long de la route. Il coupe le moteur et me regarde.

  • Lui : t’as l’air con tu sais !
  • Moi : je m’en doute
  • Tu sais ce qui va se passer maintenant ?
  • Non
  • Tu sais vraiment pas ?
  • Non

Il rigole d’un air assez narquois….

  • Lui : tu vas sortir et je vais te laisser. Moi je repars en bagnole et tu restes seul.
  • Moi : tu vas pas faire ça ? ? ?
  • Si ! t’en as envie mec !
  • Tu me laisses à poil ?
  • T’es pas complètement à poil tu as des skets
  • Mais tu viens me rechercher ?
  • Non, c’est toi qui va venir me rejoindre
  • Où ça ?
  • On est passé tout à l’heure à la sortie du patelin à côté d’un arrêt de bus. Je t’attendrai là.
  • Et comment j’y vais ?
  • En marchant mec, tu te démerdes, c’est ton problème, tu suis la voie ferrée et la route, c’est tout droit
  • Tout droit en longeant la route ? et les voitures qui passent ?
  • C’est ton problème mec. Tu passes par où tu veux mais maintenant tu sors et tu y vas moi je me casse.
  • Et si t’es pas au rv ?
  • J’y serai

Je commence à flipper à mort et comprends que je peux pas me défiler.

  • Lui : ça me plait de te voir comme ça, t’est trop con mec
  • Moi : je pensais pas que tu me ferais faire un truc comme ça
  • Maintenant faut assumer, je veux pas baiser avec toi, je veux te voir sortir à poil et te laisser là en plan. Je veux savoir que tu vas devoir marcher jusqu’au rv à poil dehors

Il me touche et me tripote.

  • Lui : faudrait que tu bandes avant de sortir, ça me plairait encore plus
  • Moi : (suis gêné et ne dis rien)
  • Imagine que peut-être des gens vont te croiser, que tu seras vu par des gens dans les trains qui passent

Il continue à me toucher

  • Lui : tu me plais, t’as l’air trop con
  • Moi : (gros stress, je ne dis toujours rien)
  • Ca y est, tu commences à être excité, c’est ça que je veux de toi
  • Putain ……
  • Termine-toi avec la main, je te regarde

Effectivement, je n’ai besoin de m’appliquer très longtemps pour que je sois en érection totale.

  • Lui : allez, tu sors, tu pars devant la voiture, je veux te regarder marcher, quand je te verrai plus je partirai à mon tour
  • Moi : d’accord
  • Il est 21h30, t’as encore une heure de jour, le soleil se couche d’ici 22h30, t’as une heure pour me rejoindre
  • Une heure ? c’est énorme ?
  • Non tu verras, ça va passer vite

Il la touche très vulgairement et s’amuse avec

  • Lui : allez, descend, t’es super con comme ça

Je prends ma respiration, ouvre la portière, descends de la bagnole, referme la portière et me retrouve seul dehors. Nu.

Il faut marcher et partir devant la bagnole. Je suis gêné par le poids du pénis érigé qui bouge devant moi dans l’air frais. Il me fait un appel de phare, je me retourne vers lui. Il démarre et passe à côté de moi en klaxonnant.

Il est parti.

________________________________________________________________________

(II)

Il est parti. Sensation dingue de solitude et de vulnérabilité. Je pourrais chialer mais ça ne servirait à rien alors je commence à marcher sur le bord de la route découverte et sans végétation environnante. Je marche vite et mon pénis brinqueballe au rythme de mes pas. Je le regarde bouger à droite et à gauche, en haut et en bas pendant les déhanchements imposés par la marche et je me dis que tout mon problème vient de lui. C’est à cause de lui que je me suis mis dans une telle situation ….

Un bruit de moteur, la route tourne et je vois arriver un voiture de loin. Je plonge dans le fossé comme si j’avais reçu une décharge d’électricité. Je m’y accroupi en attendant que le véhicule passe. Au dessus de ma tête le bruit de la voiture se déplace et je l’entends qui s’éloigne. Premier incident évité. Je me regarde l’entre jambe et constate que la décharge d’adrénaline a accentué l’érection qui est devenue très solide. Ca n’arrange pas mes affaires.

Pas question de marcher dans ce fossé au milieu duquel beaucoup de flaques d’eau stagnent. Je remonte avec peine sur le bitume de la route et reprend ma progression. Combien de temps s’est passé depuis mon abandon ? Aucune idée. Il fait encore jour mais le soleil décline sérieusement et la nuit arrive par l’est.

Je marche entre l’herbe bordant la route et le goudron. Je marche vite et prend progressivement conscience de ce que je suis en train de faire. Le risque est énorme et inconsidéré. Je suis barge. Mais j’arrête de cogiter, ça ne sert plus à rien, je suis dans le fleuve et je dois le traverser, trop tard pour me demander pourquoi j’y suis entré.

Quelques petits arbres plantés dans un autre virage. Des tronc très minces qui ne me protègeront d’aucun regard. Je regarde ce que devient la route à l’horizon et observe que couper par un champ de maïs me permettrait de gagner du temps. Je descends le talus de la route et essaye de me frayer un chemin parmi les hautes céréales. La plupart sont plus hautes que moi. Les feuilles et les épis sont très desséchés et presque piquants si ce n’est tranchants. Je me faufile difficilement entre les plants car je dois souvent les écarter des mains pour éviter leur contact mais après mon passage ils se remettent en place et fouettent durement la peau. J’avance ainsi dopé par la volonté de circuler le moins mal possible entre les épis et celle aussi de sortir de ce champ le plus vite possible. Un moment je me dis que cette marche entre les pieds de maïs est une folie et que je ferai mieux de rebrousser chemin car je risque d’en sortir totalement hachuré par les blessures et les coupures mais impossible de retrouver la trace derrière moi et comme je ne vois pas où cette plantation s’arrête je décide de poursuivre. Dans ce combat incessant avec les feuilles de maïs les jambes et les côtes sont les premiers touchées mais le pénis est aussi blessé et je m’en suis pas rendu compte immédiatement. Plus la progression est difficile et plus je m’applique à me protéger des mouvements des feuilles dures que je provoque par mon déplacement. J’en ai oublié ma nudité, mon statut d’homme nu, le port du pénis érigé et maintenant strié de multiple rainures très rouges.

Je finis par sortir du champ et me retrouve sous le talus de la route au niveau du fossé. Il fait quasiment nuit et je m’arrête un instant, effrayé par ce qui vient de m’arriver, essoufflé par tant d’efforts. Je suis à genoux et tente de retrouver mes esprits. Devant moi une flaque d’eau. Un peu d’eau pour laver quelques plaies. J’observe ce corps qui est le mien mais qui d’une certaine façon est aussi au mec qui m’attend au rendez-vous. J’ai mal aux genoux et m’accroupis dans l’herbe pour inspecter Celui par qui tout est arrivé. Il est très rouge mais ne saigne pas contrairement à quelques blessures aux mollets et aux cotes. Je fait couler avec une main un peu d’eau fraîche dessus pour y calmer les démangeaisons et évite de trop le frôler.

L’air qui devient plus vif me rappelle que je suis nu dehors et cette impression me sort de mes méditations sur la présence de cette chose sur moi. Mais je reste encore un peu à le regarder car jamais je n’ai eu la sensation de le porter comme cette soirée là. Je me dis que c’est bien ce pénis qui m’a rendu intéressant aux yeux de celui qui m’attend. C’est cet organe qui souffre désormais par ces blessures superficielles et moi je dois l’aider. Cette eau fraîche lui fait du bien, l’apaise et le ravive. Mon boulot est de l’amener à ce mec à qui il appartient et qui l’attend sous un abris bus quelque part pas trop loin de cette flaque d’eau.

Il m’attend là-bas et je n’y suis pas encore …….

(III)

Il m’attend là-bas et je n’y suis pas encore …….

Je me relève et quitte le fossé pour remonter sur la route par le talus. Si je viens de traverser une épreuve ne suis pas pour autant quitte de ce que le mec attend de moi……. il faut que je le rejoigne. En marchant sur la route alors que la nuit tombe très vite je me dis que je suis perdu n’étant même plus sûr de la direction à prendre…..Est-ce à droite ? Est-ce à gauche ? Et si je repartais vers l’endroit où j’ai été lâché ? mais c’est par ici ou par là ? de toute façon ce serait fou, tout ce parcours pour rien !

Mais je n’ai pas le temps de ressentir cette angoisse plus longtemps. Une bagnole arrive, je la distingue par ses phares allumés, elle va dans la même direction que moi et risque de me rattraper très vite. Il y a un buisson et une touffe d’arbres à une bonne centaine de mètres et je cours pour atteindre cet endroit. Parfois je me retourne pour vérifier l’avancée de la voiture qui suit les méandres du bitume. Je dois courir plus vite. Les phares s’approchent pendant que mes skets crissent dans les graviers qui bordent la route. J’oublie qui je suis et ce que je suis devenu tout absorbé par la nécessité de fuir la rencontre avec cette bagnole. Le pénis déjà irrité commence à me faire mal tant il est secoué par ma course effrénée. Il pointe devant moi et se balance comme un manche à balais tenu debout sur la paume d’une main. Un point de côté s’installe qui m’empêche d’atteindre les buissons au bon moment. Ca y est, j’ai le bruit du moteur dans les oreilles …..

Coup de klaxon. Paralysie. La bagnole ralentit à mon niveau. Souffle coupé. La vitre du conducteur se baisse. Je continue à marcher vite et la voiture me suit. " t’as de belles fesses mais on n’est pas des pédés nous ! ". Les buissons arrivent et je me cache derrière eux totalement paniqué. La bagnole s’arrête. Debout, je vois la bagnole. Il y a deux mecs dedans qui m’invectivent. " on peut t’aider peut-être ? " Je m’accroupis de façon à ce qu’ils ne me voient plus du tout mais le haut de la tête doit dépasser du haut du buisson qui me sert de refuge car j’entends distinctement : " alors le mec à poil, il a des problèmes ? tu te crois intéressant peut-être ? …… Soit tu es barge, soit t’as des problèmes et tu es perdu. Si t’es perdu on t’aide, si t’es barge on te casse "

- Moi : laissez-moi

  • Eux : alors t’es barge mec
  • Cherchez pas à comprendre et foutez le camp !
  • C’est bon, on vient
  • Non non !

Un des mecs descend de la bagnole arrêtée sur le bas-côté et traverse la route jusqu’au buisson, l’autre le suit à quelques pas. Ils sont à une dizaine de mètres de moi et j’ai l’impression de n’être plus rien. La confusion qui m’envahit est extrême car leur présence me fait devenir ce que le mec qui m’a abandonné nu dehors attendait : me faire devenir un objet de découverte, un objet de scandale, un objet tout court.

  • Le 1er mec : putain il bande !
  • Le 2nd mec : silence
  • Moi : silence

Les deux mecs sont sidérés quand ils me découvrent ; comme s’ils tombaient sur une curiosité invraisemblable. Ils sont là devant moi et c’est péniblement que je cache avec mes mains l’érection du pénis qui ne m’a pas quitté depuis l’instant où j’ai été lâché. Je comprends devant les multiples interrogations que je devine dans leurs yeux que je ne suis plus un homme, mais un mâle, un mâle d’une race à part. Ils ont beau savoir ce qu’un mâle est, ils n’en sont pas moins interloqués de me découvrir nu dehors à une heure aussi tardive. Mon angoisse est à son comble alors que je comprends ce qui les interpelle autant : je porte sur moi ce phallus érigé qui dépasse des mains croisées et ils le voient. L’organe sexuel devient alors pour moi un animal parasite. Je me sens tout à coup un alien abritant sur lui corps étranger, comme une grosse sangsue accrochée sur moi et qui me pompe le sang, mon énergie intérieure, qui déforme à un point tel ma physionomie que je provoque l’effroi. Je comprends cela de moi en voyant les deux mecs radicalement sidérés pendant qu’ils constatent mon apparence si étrange et si peu commune. Totalement désarmé, je laisse tomber les bras et les mains le long du corps. Je me dis que j’apparais dans toute la crudité et la violence du rut animal et que le pire peut désormais se produire car la déformation de mon anatomie m’expose plus que ma nudité.

Un des mecs remarque que je suis blessé.

  • Le 1er mec : t’as la queue toute rouge, elle a été écorchée
  • Moi : c’est rien
  • Le 2nd mec (plus jeune que le 1er) au 1er : c’est degueu, on se casse
  • Le 1er mec au 2nd : ce mec est barge, t’as raison, mais on se casse pas
  • Le 2nd au 1er : on le laisse là comme si on avait rien vu, viens, on se casse
  • Le 1er à moi : t’as fait quoi pour être égratigné comme ça ?
  • Moi : j’ai traversé le champ de maïs là-bas
  • Le 1er : t’es barge mec, complètement renversant. Pourquoi tu fais ça ?
  • Moi : c’est comme ça, cherche pas à savoir, je peux pas en dire plus

Je suis dévisagé, scruté des pieds à la tête. Le plus âgé cherche à percer le mystère de ma nudité tandis que le second est gêné par ma présence. Plus que jamais j’ai la sensation d’être un ver de terre devant ces deux mecs qui m’enveloppent de leur silence, de leurs interrogations écœurées, de leur mépris.

  • Le 1er : tu t’es vu au moins, tu sais au moins à quoi tu ressembles comme ça ?
  • Moi : vous auriez pas du me voir, c’était mieux
  • Le 1er : mais là on te voit et t’es dégueu, mon pote a raison
  • Moi : vous n’êtes pas obligés de regarder
  • Le 2nd au 1er : je veux pas rester, je veux pas qu’on reste là
  • Le 1er au 2nd : oui c’est malsain. On se casse et on le laisse, il est pitoyable.
  • Le 2nd au 1er : t’as vu ses poils de bite ?
  • Le 1er au 2nd : laisse ça, il est barge ce mec
  • Le 1er à moi : t’es ravagé mec, j’ai même plus envie de te casser, on t’aidera pas. Tu te démerdes. T’es malade.

Le 1er prend le second par le bras pour retourner vers leur bagnole mais le plus jeune ne bouge pas tout de suite. Il reste devant moi. " pauvre tafiole ! ". Il me crache dessus et se décide à suivre son pote. Ils traversent la route. Encore 10 secondes au plus à tenir et ils ne seront plus là. J’entends hébété le bruit de l’éloignement de la voiture et m’écroule derrière les buissons.

Cette rencontre m’a considérablement choqué. Je me dégoûte. L’horreur me prend lorsque je regarde la bite toujours dressée de façon altière et éhontée car j’ai désormais la certitude de porter sur moi un être vivant que je ne peux ni maîtriser ni dompter, qui n’est pas à moi et qui me rend inhumain. J’essaye de retirer la morve du crachat de la poitrine et du cou et utilise pour ça des feuilles du buisson derrière lequel je me trouve encore.

Le mec à qui je vais porter ce membre accroché sur moi a réussi ce qu’il voulait. Mais comment lui raconter tout ça ? Il verra les égratignures mais il ne verra pas le face à face avec les deux mecs qui désormais doivent bien rigoler…. C’est hagard que je décide de reprendre la route.

Je ne sais pas combien de temps je dois encore marcher …

(IV)

Je ne sais pas combien de temps je dois encore marcher …

La nuit est totalement tombée, une nuit sans lune et ce sont les lignes blanches de la route qui guident mes pas. Il commence à faire plus froid ce qui me force à trotter à petites foulées sur la macadam. Mon souffle est court à cause de l’émotion que je n’arrive pas à gérer. Elle se transforme petit à petit en véritable panique quand j’imagine qu’une autre rencontre est encore possible. J’allonge et accélère les enjambées et me mets très vite à courir mais rapidement le poing de côté se réinstalle et je dois m’arrêter. Je me raisonne accroupi sur le bord de la route, une main posée à terre pour maintenir l’équilibre : " tu as ce que tu veux ! tu es devenu ce que ce mec veut de toi, tu ne peux plus faire marche arrière, accepte ton sort " Je reprends mon souffle ainsi et me remet à marcher.

J’avance maintenant, halluciné par la prochaine rencontre avec celui qui m’a voulu nu et par ma soumission, pressé de lui montrer ce que je suis devenu. Un train passe et ne cherche même pas à me cacher. Sûr que depuis les wagons quelques voyageurs me verront malgré la nuit grâce à l’éclairage intérieur mais leur vision ne sera que subreptice et que verront-ils vraiment ? La vitesse de la rame ne rend-elle pas toute vision précise improbable ? La lumière du compartiment n’est-elle pas trop fugace pour rendre possible une image nette ? Et par rapport à la rencontre avec les deux mecs, le fait de croiser ce train m’apparaît finalement comme un amusement…..Je me sécurise, ratiocine pour me tranquilliser, prend de la distance par rapport à ma nudité et dans l’obscurité totale une fois le train passé je m’apprête à repartir vers mon rendez-vous mais à peine sorti de ma réflexion je m’aperçois que le pénis érigé a cédé. Il s’est flétri, recroquevillé, écroulé.

Je suis soulagé. Même si je reste porteur de pénis, ce dernier est redevenu normal. Il est pendouillant entre mes jambes mais comme le prépuce n’a pas retrouvé sa position protectrice il garde un air de grosse nouille épaisse à la terminaison énigmatique. Si je n’éprouve plus l’angoisse de défier les passants à cause de cet engin dur et rougeâtre dressé vers les étoiles sans que je ne puisse rien faire, je n’en demeure pas moins en situation préoccupante car toujours nu dehors et visible par n’importe qui. L’incongruité de ma nudité m’apparaît alors cruellement car elle est avilissante et aliénante. Je relis la rencontre des deux mecs à l’aune de cette découverte sur ce que le mec m’attendant veut de moi : si les femmes nues pullulent dans les médias, les hommes nus y sont totalement absents car l’image qu’ils véhiculent est intolérable et même dans l’intimité d’un couple il n’est pas certain que les partenaires s’attardent sur l’anatomie de l’homme. M’obliger à être nu est donc une façon de me plonger dans l’abîme du mépris ou de la curiosité malsaine. C’est ainsi que je ne deviens plus qu’un porteur de bite et cela efface toutes les autres dimensions de ma personnalité. Me faire vivre cette réalité est une façon très forte de me posséder, accepter de me livrer à une telle volonté est une façon de me donner……. Ce pacte avec le diable m’apparaît alors en pleine lumière …….

En pleine lumière !

________________________________________________________________________

(V)

En pleine lumière !

Des phares viennent de s’allumer soudainement derrière moi et m’arrosent comme un éclair qui ne cesse pas. Une voiture est à l’arrêt de l’autre côté de la route sur le bord du talus qui, plus large à cet endroit, permet le stationnement. Elle dirige vers moi un faisceau de lumière. Je plonge sur le côté presque instantanément pour échapper à cette source éclatante qui joue le rôle d’un révélateur de ma nudité en pleine nuit. A terre je regarde l’origine du triangle éclairant auquel j’échappe pour l’instant et qui agit sur moi comme un puits obscure et sans fond. Incapable de quitter mes yeux des phares de la voiture, je suis le papillon de nuit attiré par l’ampoule électrique et qui cherchant à s’en approcher, risque de se brûler gravement la chair à son contact.

Apparemment j’ai réussi à échapper à l’éclairage direct mais je n’en reste pas moins très visible car je me trouve dans le halo qui entoure la zone la plus dense des rayons révélateurs. Mon ombre apparaît sur le sol en même temps que les parties les plus exposées de mon corps se dessinent presque distinctement bien que d’autres disparaissent dans une quasi obscurité. Je me retrouve sur le gravier bordant la route à l’image du papillon exposé, les ailes épinglés pour mieux rendre visible son corps et le dessin de ses deux ailes.

" Alors tu bandes plus ? "

Je comprends que cette bagnole était garée à cet endroit, dans le noir, et ses phares m’ont éclairé quand je suis passé. En d’autres termes, elle m’attendait. La parole qui m’est adressée me pique au vif (les épingles du papillon...) et me confirme que je suis attendu.

C’est lui, c’est le mec vers lequel je vais.

  • Moi : non le train m’a déconcentré et elle est ramollie depuis
  • Lui : oui j’ai vu
  • Tu m’attendais ?
  • Oui, ça commençait à faire long, je suis venu voir où tu en étais
  • Je remonte dans ta voiture ?
  • Silence de sa part
  • Je peux monter ou pas ?
  • Son silence dure
  • Lui : il est 22h45 mec, ça fait une heure un quart que t’es lâché et je n’ai pas encore profité de toi.
  • Moi : je devais te retrouver à l’arrêt de bus
  • C’est bien là que tu me retrouveras
  • Mais alors pourquoi t’es venu ici ?
  • Pour profiter de toi connard
  • Je me dis qu’il projette un plan malsain mais ne dis rien
  • Lui : Tu vas rester là de l’autre côté de la route et te mettre debout, surtout ne viens pas vers moi
  • Moi : Et toi tu fais quoi ?
  • T’inquiète pour moi ………. Tu verras bien !

Je me relève et une fois debout j’enlève avec les mains le gravier qui s’est collé ou incrusté dans la peau des fesses ou des cuisses. A peine ai-je achevé de me nettoyer brièvement que les phares s’éteignent et que plus rien ne se passe. L’obscurité m’enveloppe et le silence me force à me concentrer sur ma respiration. Mon cœur bat la chamade et comme ce moment me semble durer très longtemps c’est le souffle de l’air sur la peau qui me tient éveillé.

Je sais qu’il est là, à 3 ou 4 mètres de moi de l’autre côté du virage. Je devine à peine sa bagnole et l’ombre de son profil à l’intérieur. L’immobilité m’oblige à changer de jambe d’appui et pendant que je cherche un nouvel équilibre je perçois qu’il est en train de chercher quelque chose dans la boite à gants. Puis il cesse de bouger et il n’y a plus que les feuilles des arbres au loin qui produisent comme un souffle léger rompant le silence. Dans ce cadre lugubre je suis un corps nu comme à ses premiers jours mais ses aspérités, sa pilosité, son sexe en relief et sa peau désormais en chair de poule sont ceux d’un corps d’adulte rendu indécent à dessein.

Il ouvre la fenêtre de sa bagnole et pointe sur moi un rayon lumineux très précis. Je comprends qu’il a été chercher une sorte de lampe de poche et qu’il la braque sur moi. De loin il inspecte les détails qui l’intéressent et reste longtemps avec la lumière sur mon visage. Il descend vers l’entre-jambes et tarde tout autant sur la zone génitale et absolument érogène. Je me sens lardé d’ une multitude de rayons perçants qui parviennent à lire en moi et à découvrir ce que je ne veux pas livrer : la gène, le malaise, l’embarras et finalement la honte d’être regardé avec autant d’insistance et de précision. C’est pendant qu’il se concentrait à l’aide de sa lampe braquée sur ma gueule et mon sexe que celui-ci s’est remis en position verticale après avoir décrit un demi-cercle devant mon bas ventre. Cette modification s’est réalisé très vite sous les yeux du mec qui avait pu suivre le mouvement comme s’il avait une poursuite de scène entre ses mains. L’installation du rut à cause de cette lumière sur moi m’a replongé dans cette stupeur inquiétante que je connaissais déjà devant le spectacle que j’offrais.

  • Lui : sautille !
  • Moi : comment ?
  • Sautille en restant sur place !

Je commençais donc à sautiller sur le gravier bordant la route. Les baskets crissaient sur le sol pendant que mes mollets fournissaient le mouvement qui animaient verticalement tout mon corps. Il réussit à élargir le spectre de son éclairage et pu certainement me regarder en entier et je compris très vite que c’était le paquet qui remuait très vite et de façon très ample qui l’intéressait le plus. Il dit juste : " tient, c’est assez marrant ça " et comme je m’arrêtais de sautiller, il me demanda me poursuivre cette gymnastique ridicule. Les jambes se fatiguaient sérieusement à force de faire ces petits mouvements avec les talons et le bout des pieds mais comme il poursuivait son observation minutieuse et de plus en plus amusée je devais poursuivre les mouvements grotesques.

Il semblait ne pas se lasser de regarder le paquet sursauter vivement au rythme de mes quasi trépignements. La bite était devenu raide comme un spectre mais elle ne signifiait aucune noblesse particulière de celui qui le porte ! Les couilles étaient devenues très molles à cause de leurs battements constants et elles avaient finis par s’allonger beaucoup plus qu’à l’accoutumé. Le tout produisait maintenant de petits bruits riches mais graves à chaque mouvement qui devenaient de plus en plus irréguliers à cause de la fatigue. S’il fixait toujours très nettement les parties charnues et rougies, il n’hésitait pourtant pas à regarder mon visage qui devait traduire mon épuisement progressif. Il devait profiter de ma fatigue visible car je n’arrivais plus à garder le rythme des tressautements et il devait raffoler de mes chairs en mouvement comme un grand lambeau frappant maintenant contre mon ventre à chaque poussée sur le bout des baskets. Les organes virevoltaient de façon saccadée et la bite gonflée était projetée régulièrement dans toutes les directions. J’osais un moment baisser la tête pour me rendre compte de ce qui m’arrivait plus bas et je vis tournoyer ma bite dans tous les sens. Éclairée par la lampe de poche encore dirigée vers cet endroit stratégique, je la vis toujours aussi à vif qu’au moment de la traversée du champ et les mouvements que je lui imposais réveillaient sa sensibilité extrême. Les couilles suivaient d’autres directions par rapport à la bite et c’est en découvrant la réalité de mon sexe ainsi secoué que je compris qu’il devait assister de loin et au cœur de la nuit à un spectacle des plus originales dont j’étais l’acteur principal.

  • Lui : ça fait vraiment un drôle d’effet !
  • Moi : (silence entrecoupé de fortes respirations)
  • T’es bien comme ça, ça me plait, continue !
  • Je suis fatigué
  • Alors fais semblant de courir mais toujours sur place, ça te détendra
  • (Je change de mouvement et monte les genoux en l’air l’un après l’autre)
  • Ah c’est bien aussi comme ça, t’es super comme ça
  • (L’épuisement me saisit tout à coup à force de monter mes genoux au niveau du ventre)
  • Putain t’es trop bien, t’es vachement marrant ! (Il tient sa lampe de poche et la pointe précisément vers mon sexe gigotant, il s’est accoudé pour cela à la portière de sa voiture, le menton sur son avant-bras et regarde le pantin que je suis se désarticuler de plus en plus)
  • J’en peux plus !
  • Pas moi mec, c’est très mystérieux ce que je vois, on dirait que t’as un petit balais entre les jambes que t’arrives pas à garder en équilibre, il va bientôt tomber
  • Faut que je reprenne mon souffle !
  • C’est bon, arrête-toi mais tu remets ça dans 5 minutes, c’est trop kiffant de te voir comme ça, tu te donnes à fond et ta bite est super bonne à regarder.

Oui, j’étais l’acteur principal mais pas la pièce maîtresse.

(VI)

Oui, j’étais l’acteur principal mais pas la pièce maîtresse.

Pour retrouver mon souffle j’avais mis mes mains sur les genoux et c’est doucement que je reprenais mes esprits. Il éteignit sa lampe de poche et la nuit fut à nouveau totale. Ma respiration qui se régulait progressivement emplissait le silence de son rythme profond et lui, toujours accoudé à la fenêtre de sa porte, devait profiter de mes expirations quasiment animales.

  • Lui : Traverse la route et approche-toi
  • Moi : (Je me redressai et marchai vers lui sur le bitume)
  • Faut que je touche, amène ta viande !
  • (Je me plantais devant lui pendant qu’il allumait le plafonnier dans sa bagnole)
  • Tes grelots sont tout rouges mec (Il les pris à pleine main et s’amusa à secouer tout le paquet comme s’il voulait le décrocher)
  • Aïe aïe aïe, arrête, je suis déjà blessé là
  • Ah bon pourquoi ?
  • C’est quand j’ai traversé le champ de maïs tout à l’heure
  • Oui je vois, tu as des rainures rouges mais ça t’empêche pas de bander, t’es trop con (Il saisit la pine et commença à la manipuler doucement)
  • Moi : pas trop vite, ça fait mal
  • Lui : c’est pas mon problème, c’est le tien, par contre la bite que tu portes m’appartient et j’en fais ce que je veux

Pendant qu’il triturait le prépuce au bout du gland avec ses deux mains depuis l’intérieur de sa bagnole, l’ambiance à l’extérieur changea rapidement….. des phares au loin étaient visibles et se dirigeaient vers le virage où j’étais posté. Il s’en aperçu très vite et éteignit le plafonnier. Grand silence.

Je voulais lui proposer d’entrer dans sa bagnole mais préférai ne rien dire et attendre son initiative. Les phares approchaient et faisaient des méandres dans l’obscurité en suivant les virages que j’avais emprunté à pieds plus tôt dans la soirée. Parfois le faisceau lumineux qui irradiait balayait le terre-plein où la bagnole était stationnée et à côté de laquelle je me tenais mais je me disais que la distance était encore trop grande pour que les passagers puissent distinguer quelque chose. Mais bientôt ils pourraient discerner des détails …. Il fallait faire vite…

J’attendais toujours qu’il dise quelque chose quand il se décida à parler :

  • Lui : tu retraverses et tu te tiens de l’autre côté du virage
  • Moi : mais ils vont me voir !
  • Tu te débrouilles, tu descends pas du talus, tu restes à côté de la route, je veux regarder ça
  • Putain tu peux pas me faire faire ça ….. déjà que deux mecs m’ont trouvé tout à l’heure …
  • Connard ! et c’est maintenant que tu me dis ça ! …… tu me raconteras ça après, la bagnole arrive, vas-y !

Lui était dans le noir total assis dans sa bagnole et moi dehors, tout autant dans le noir mais à l’extérieur du virage. Le stress me faisait réfléchir et je compris très vite que les phares de la voiture me croiseraient inévitablement quand elle entamerait la courbe de la route. J’apparaîtrai tel un ver aux passagers du véhicule qui se dirigeait vers moi ; une seconde rencontre était probable mais ce coup-ci, sous les yeux du mec qui avait décidé de regarder comment j’allais gérer cette ignominie d’être découvert nu en pleine nuit.

Je me dis qu’il fallait éviter le pire et je mis mes mains devant les parties pour cacher ce que je ne voulais pas montrer à ces passants qui ne demandaient rien. Les deux mecs rencontrés un peu plus tôt avaient déjà été choqués et avaient été méprisants, je ne voulais pas revivre ça.

La voiture avançait toujours (évidemment !) et désormais la rencontre allait se faire très vite. Je me préparais en fermant les yeux et en imaginant ce qui allait se passer. J’allais être balayé par la lumière des phares ……Puis j’entendis le bruit du moteur s’approcher, les pneus sur la route, ….., j’ouvris les yeux d’un dixième de millimètre et compris que j’étais parfaitement éclairé par la bagnole qui arrivait en face. Dans ma confusion je préférais cacher mon visage et je le mis dans mes deux mains.

J’avais fait le choix –pas très réfléchi !- de cacher ce que j’avais de plus personnel et donc de laisser ce que j’avais de plus indécent à l’air libre. Ne pas être reconnu …. telle était ma décision au moment où la panique m’avait envahi. Ces instants se déroulèrent très rapidement mais à l’échelle de mon angoisse cela parut une éternité.

Pendant que la bagnole s’approchait, c’était comme si je n’avais pas été là, j’avais réussi à suspendre ma conscience de ce que j’avais consenti à être pour le mec qui me regardait depuis l’obscurité. Mais en même temps je me rendais bien compte que je représentais quelque chose de trop scandaleux et finalement j’étais partagé entre une honte qui me tenait au ventre et une neutralité d’objet qui se révéla vite une protection d’une piètre efficacité. Alors que la bagnole était exactement à mon niveau et comme j’écartais légèrement les mains je vis la réalité qui me plongea dans un effroi insondable : la bite que je portais n’avait jamais été aussi éruptive et j’eus véritablement la sensation que quelque chose sortait de moi, c’était une muqueuse de mon métabolisme interne qui se projetait au dehors et qui provoquait la nuit, les passagers de la voiture, les étoiles, la nature. Elle était véritablement debout entre mes deux jambes comme un cobra qui se dresse pour attaquer une proie. Je ne pouvais que laisser faire et me laisser voir dans cet état inhumain.

Coups de klaxon, plusieurs ; freinage, arrêt de la voiture ; voix dans la nuit ; la voiture m’a dépassé mais elle est à l’arrêt ; insultes qui ne peuvent être adressées qu’à moi ; je ne bouge absolument pas, sensation que je flageole sur les jambes ; des mots me sont envoyés ; silence et immobilisme chez le mec qui me détaille depuis la zone d’ombre ; mon phallus est irrigué des fortes pulsations sanguines provenant du muscle cardiaque, il est secoué de micro tressaillements qui ne cessent de me rappeler qu’il est là, présent sur moi ; mes yeux restent fermés …….

Mes yeux restent fermés mais plus pour longtemps ……

________________________________________________________________________

(VII)

Mes yeux restent fermés mais plus pour longtemps ……

La bagnole fit marche arrière et pendant que le phare de recul éclairait de façon pâle et blafarde la zone où je me trouvais tel un animal, je devinai la silhouette du mec qui m’avait amené si loin …. Il était debout derrière sa caisse, accoudé sur le capot avant et clopait tranquillement en observant ce qui se passait à quelques mètres de lui. Il avait bien sur éteint sa lampe de poche et je m’aperçus qu’il ne cillait presque plus ses yeux. Je me dis que pour lui la scène qu’il attendait était en train de se produire ; sa scène de jouissance, celle où ce qu’il attend se réalise, celle à laquelle il m’a acculé, celle pour laquelle il a tout fait afin qu’elle se produise …. Il devint évident qu’il laisserait donc faire et qu’il ne viendrait pas s’interposer entre les gens de la bagnole et moi. Il devait trop kiffer pour ne pas laisser la scène se dérouler devant lui …

La vitre était baissée. La voiture à quelques pas du corps dans lequel je me trouvais emprisonné semblait être occupée par une seule personne, un mec qui conduisait et que je vis à peine par la portière. Il parlait mais ce n’était pas à moi, donc il y avait quelqu’un d’autre dans l’habitacle mais je ne voyais pas qui. J’entendais des mots dont le sens m’échappaient, j’étais tellement envahi de stress que j’étais comme en lévitation, retenu sur terre par la bite qui devait me donner une apparence si peu admissible. Trouver en pleine nuit un homme nu, passe encore, mais un homme en rut comme exposé sur le bord d’une route, ça doit être effectivement inadmissible …… Les voix devenaient plus vives et plus distinctes.

  • Tu vois pas qu’il est barge ?
  • Mais il est peut-être perdu ?
  • Ah tu crois qu’il est abandonné ? tu rigoles ! Un mec qui bande et tu crois qu’il est perdu ? T’as vu jouer ça où ?
  • Faut pas le laisser comme ça, si des flics passent il est perdu
  • T’inquiète pour lui, j’en ai rien à foutre, c’est un exhib, démarre !
  • Comme tu veux

La bagnole démarre et je reste là, à nouveau plongé dans le noir total. La tension redescendant je commence à avoir très sérieusement froid et un long frisson saisit tout mon corps.

Il ralluma sa lampe de poche et me scruta de loin, s’approcha et me questionna :

  • Lui : pas très réussi, t’as pas été à la hauteur, t’aurais du les exciter connard !
  • Moi : j’en peux plus
  • T’as pas été bon sur ce coup ..il y avait qui dans la bagnole ?
  • Sais pas, c’est un mec qui conduisait mais il y avait quelqu’un d’autre
  • Qui ça ?
  • Une femme je crois
  • Une femme ? ? ? ! ! !
  • Oui une voix de femme
  • Ah c’est bien ça … tu crois qu’elle t’as vu ?
  • Je sais pas
  • Mais si tu sais ! ELLE T’A VU ?
  • Oui elle a du me voir
  • ELLE T’A VU ?
  • ……….
  • Putain connard, réponds !
  • Oui elle a vu
  • Lui : Elle a vu quoi ?
  • Moi : elle m’a vu
  • Ça c’est bon ….. putain, ça c’est bon si elle t’a vu !
  • ……….
  • Ben qu’est-ce que tu as ?
  • ……….
  • Tu chiales !
  • ……………………………………………..
  • Excellent …………………. Tu chiales mec !
  • …………………………………………………………………………….
  • T’es trop bon toi ….. excellent, ça me plait trop ….

Il commence à caresser mes fesses et répète qu’il trouve ça trop kiffant. Avec sa lampe il vise la pine et constate qu’elle reste dressée. Il la saisit et joue avec …… " tout ça à cause d’elle ….. Tout ce qui t’arrive c’est parce que tu acceptes de la montrer ….. c’est trop bien ce que t’acceptes …… vas-y chiale bien connard "

Il m’amène à sa bagnole, me mets sur la banquette arrière et s’assied à l’avant. Il se retourne et me regarde grâce à la lumière du plafonnier.

Je suis devenu sa chose.

________________________________________________________________________

VIII

Je suis devenu sa chose …

Il me fixe, lui retourné totalement comme s’il se dévissait la tête, moi avachi comme une serpillière à l’arrière, groggy par l’émotion qui m’a submergé et que je n’ai pas su gérer. Il ne dit rien et reste longtemps à m’observer comme s’il fomentait encore un trip à venir, comme s’il profitait de la loque que j’étais devenu.

  • Descend !

Il a jeté cet ordre très calmement mais avec une détermination suprême. Il sort de sa bagnole et vient ouvrir la porte à mon niveau. Il va au coffre et l’ouvre pour revenir vers moi. Il m’extirpe avec force et me voilà à nouveau dehors. Je me retrouve devant l’antre faiblement éclairé et je comprends que je dois y monter. Une jambe et puis l’autre, je bascule dans l’espace réduit et cherche une position convenable. Il appuie sur ma tête, sur mes fesses. " écrase-toi plus ". Il commence à fermer le coffre mais rencontre une résistance à cause des fesses. " Retourne-toi " mais ce coup-ci ce sont les genoux qui bloquent. " écarte tes genoux bordel ". Il ferme le coffre. Obscurité.

La voiture démarre. Il y a des objets dans le coffre, des boites, des chiffons, des outils. Ils me gênent pour trouver une position acceptable. Nuit total dans ce réduit inconfortable. Les virages sont pénibles ; je dois changer souvent de positions car aucune n’est vraiment suffisamment reposante. J’essaye de me retourner et de bouger les objets mais ils reviennent toujours au même endroit en me cognant dans les virages. Je perds les repères de l’espace à force de tremblements du véhicule, d’obscurité étanche et de positions pénibles. Des nausées ne tardent pas à m’envahir.

Combien de temps va-t-on rouler ? Comme je suis concentré sur la pénibilité de chaque moment j’en perds pratiquement la notion du temps. Pourtant il est long, très long. Pour réprimer les nausées j’essaye de me coucher le plus possible mais c’est encore pire, j’essaye de me mettre à genoux mais c’est encore plus pénible, j’essaye de me mettre sur le côté mais c’est encore plus désagréable. Il roule, vite et brutalement. Les virages m’arrachent à ma position et me projettent vers l’arrière de la banquette ou vers le capot métallique, me plongent la tête vers un bidon ou écrasent mes fesses contre la paroi au-dessus de la roue.

Il met de la musique. Il y a une enceinte pas loin de ma tête. Ça hurle de la techno. Je l’entends rire très franchement, il essaye de suivre l’air du morceau en chantant à tue-tête. L’air du coffre devient froid.

La voiture ralentit. Des rais de lumières traversent l’espace clos du coffre. Plusieurs ronds-points très pénibles. Des manœuvres. Je suis totalement nauséeux et de la salive me vient à la bouche, je pleure de malaise, mon nez rejette de la morve. Je me sens comme un gosse malade en voiture. On s’arrête.

Il descend et vient ouvrir le capot du coffre. L’air froid pénètre immédiatement, presque plus vite que la lueur blafarde du coffre ne remplit à nouveau le volume où j’ai fini par me lover. Il écarte mes jambes pour atteindre le pénis qui désormais est le sien mais que je continue à porter sur moi.

  • Lui : t’es mou mec !
  • Moi : …..
  • Touche-toi pour le réveiller !
  • Moi : …… ça va pas …… suis pas bien
  • Qu’est-ce que t’as connard ?
  • Vais gerber
  • Sors de là immédiatement !

Je m’extrais du réduit et chancelle une fois les pieds à terre.

  • On va lui faire prendre l’air à ce connard ! ……………………….. Redresse-toi bordel !

On est sur un parking dans une zone commerciale. Je suis nu à côté de sa voiture, debout en train de reprendre mes esprits. C’est le parking d’un hypermarché, un espace immense au bord duquel il s’est garé près de buissons. Il y a plein de papiers par terre, des cannettes vides, des sacs plastiques ; je vois un préservatif usagé non loin de moi. De grands sémaphores éclairent mal la zone où l’on se tient …. De vieux caddys sont entassés au milieu de buissons et constituent une forme inquiétante, brillante et lacérée. Des tessons de bouteilles encombrent une flaque d’eau luisante ….

  • Moi : t’aurais pas de mouchoir en papier s’il te plait ?
  • Lui : eh mecton, tu me prends pour le Père Noël ? …. Tu vas sécher tout seul ….

Il se marre

  • ………………………………
  • Tu vas marcher jusque là-bas, ça te fera du bien et, tiens, tu reviendras en courant ! …. Et tu ne reviens que quand tu rebanderas, là tu ne m’intéresses pas mec !

Il montre un endroit au milieu du parking à côté d’un rangement de caddies

  • Là ? de suite ?
  • Dépêche-toi ! ….. DEPECHE-TOI !

Je commence à marcher et le quitte pour me diriger vers le point indiqué. Plus j’avance et plus l’espace se découvre et s’élargit. Il devient totalement découvert et ouvert, l’horizon recule au fur et à mesure que mes pas me rapprochent des caddys visés. Mon ombre se découpe sur le sol car je déambule sous les grands éclairages du parking. Tout est calme …. Il reste quelques voitures stationnées ici et là. Je me retourne et le vois appuyé contre sa bagnole en train de cloper et il me regarde avancer lentement.

C’est une sensation de plénitude mêlée d’inquiétude qui désormais me saisit. La nausée passant (il avait eu raison de me faire marcher), je retrouvais la volonté de lui plaire coûte que coûte et je pouvais reconnecter tous les fils du désir qui m’avait amené jusqu’à cette minute et à cet endroit. Son désir méprisant et omnipotent, le mien de lui donner ce qu’il méritait, tant sa science du regard et de la déchéance était grande. Je commençais à ressentir de l’admiration pour lui, une sorte de vénération sacrée ….. il avait su me mener là où personne ne m’avait encore mené et là où je n’imaginais pas pouvoir aller. Plus je marchais et plus mon désir de correspondre à ce qu’il voulait voir me motivait et je renouais avec tous les épisodes vécus depuis notre rencontre qui datait de quelques heures à peine. Je reliais tous les fils qui se tissaient depuis qu’il m’avait fait descendre le short et qu’il avait observé la relique vivante et tiède entre mes jambes.

Quelle heure pouvait-il bien être ? Je me souvins que le rendez-vous sur le parking de l’autoroute avait eu lieu vers 21h30 ……………. Ce moment me paraissait déjà très lointain à tel point que certains épisodes des journées précédentes me revenaient à l’esprit avec l’impression qu’ils étaient plus récents que le début de ma relation d’esclavage avec ce mec qui me regardait toujours marché selon ses vœux. Ma vie depuis quelques heures était devenue plus pleine, plus dense, plus riche que la vie courante. Le temps avait gagné en intensité …… je n’avais qu’à suivre celui qui s’amusait de moi …

Enfin, j’arrivais aux caddies et je me souvins que j’avais pour mission de ranimer l’ardeur du flambeau.

________________________________________________________________________

IX

Enfin j’arrivais aux caddies et me souvins que j’avais pour mission de ranimer l’ardeur du flambeau.

C’est comme entouré d’une bulle de sollicitation et d’une enveloppe de mépris qui me servaient de membrane protectrice que je suis entré en contact avec les caddies. Le mec attendait de moi que je lui revienne en courant et en exhibant un chibre digne de lui. J’avais parfaitement intégré son exigence qui m’habitait littéralement de l’intérieur.

Il fallait que j’obtienne cette érection qui était le sésame de mon retour au bercail. Son désir était pour moi une façon d’exister ; les images qu’il avait en tête, je devais les lui donner, les incarner ; leurs donner corps, leurs donner mon corps. Je devais réaliser ce qu’il imaginait et qui le titillait au-dedans, du fond de son hypothalamus. Je devais réaliser pour lui ce qu’il avait en lui à l’état d’ébauche et inventer pour lui les situations qui trônaient dans son inconscient. C’est consciemment que moi je devais devenir l’animal qu’il attendait en clopant là-bas ….

Je saisis ma bite et l’enfila dans un caddy entre deux montants métalliques. J’espérais obtenir par cette obscénité dont j’étais le seul acteur et seul témoin qu’elle resterait coincée entre les deux tiges de fer mais elle était trop molle pour tenir. Il ne manquait pas grand chose pour que les montants la retiennent mais certainement saisie par la fraîcheur de la nuit, ses tissus s’étaient resserrés. Je jouais à la frotter contre les caddies emboîtés les uns dans les autres et je pensais à cette enfilement d’objets, parfaitement neutres mais conçus pour entrer, pénétrer les uns dans les autres …. Cette idée me plut et je vis cette dans cette rangée de caisses à roulettes une métaphore de relation sexuelle gay : les uns pénètrent les autres, pendant que je t’enfile toi devant moi, je suis enfilé par celui qui est derrière moi … une chaîne de coïts mâles. Plusieurs dizaines d’objets mâles interpénétrés très profondément ….

Il me fallut grimper sur cette chenille de jouissance continue pour passer à l’acte véritablement. Couché à l’horizontal sur l’enfilade de caddies, je trouvais un endroit où l’espace dans les pans avant relevés était légèrement plus étroit et j’y glissa la teub qui pendait comme si je faisais des pompes mais en équilibre sur une grille dure et froide. Les mains posées sur une poignée et les pieds tant bien que mal en appui sur le caddy suivant, je faisais passer mon pénis dans l’espace où il rentrait parfaitement tout en étant retenu légèrement. L’effet recherché se produisit immédiatement et l’afflux sanguin dans le membre rendit vite l’opération périlleuse. Il coulissait bien entre les fines barres de métal rigide mais le passage du gland devenait difficile puis très vite impossible. La hampe du pénis commençait aussi à faire mal et son épaisseur devenait plus importante que l’espace entre deux tiges de fer. La chair était compressée et la peau fragile se déplaçait sous mes mouvements mais sans qu’il y ait coulissement de l’organe parfaitement érigé. En appui instable je commençais à fatiguer …. surtout au niveau de mes maigres bras …. Je me couchais sur les caddies

  • Qu’est-ce que tu fais connard ?
  • Moi : je me suis coincé ….. mais tu ne m’attends pas à ta bagnole ? tu fumais une cigarette tout à l’heure, je croyais que tu m’attendais …
  • Lui : j’ai vu de loin que tu faisais un truc pas catholique …
  • Là je suis mal
  • Je vais regarder ça ….. soulève un peu ton cul connard …
  • Je peux pas …. Suis coincé
  • Putain soulève que je vois ça au moins ! Le reste c’est ton problème
  • (je m’appuyais sur les bras pour me soulever un peu)
  • AHAHHHAAAHHAHHHAA, t’es trop con toi !
  • Suffit que je débande et ça ira mieux
  • Tu veux rire ….. tu me connais pas encore ?

Il passa sa main entre les deux caddies sur lesquels j’étais en appui en s’empara de chibre coincé. C’était la première fois qu’il l’empoignait ainsi, avec autant de sens de la propriété ….. Il le compressa entre des doigts et la paume puis insista sur le gland presque ulcéré sous cette pression. Tout en manipulant le lambeau de chair qui irradiait dans tout mon corps la quasi douleur d’une caresse génitale trop forte, il regardait ma tête parcourue de grimaces.

- T’es vraiment con comme ça !

Il retira sa main et pris du recul puis revint vers le corps nu qu’il possédait. Il se dirigea vers les pieds et commença à défaire les lacets des skets …. Il retira une sket, puis l’autre et je me suis retrouvé pieds nus sur les montants métalliques des caddies ….. Il balança les skets sur le toit qui protégeait les rangées de caddies …

  • C’est intenable !
  • Lui : ah bon ?
  • Moi : Fais pas le con s’il te plait …
  • Mais c’est pas moi qui t’ai dit de monter sur ces caddies …
  • Fais pas le con s’il te plait, ça fait mal, je sais pas où mettre mes pieds, ça fait trop mal ..
  • Couche-toi entièrement dessus, tu iras mieux … et de skets, tu n’en as plus besoin ….
  • Mais je peux pas marcher sans skets ….
  • Tu crois que tu ne peux pas marcher, nuance ! Tu verras …..

Il repassa sa main entre les montants et pu à nouveau atteindre la bite toujours aussi gonflée à bloc. Il voulut que je me remue un peu. Je remuais les fesses dans tous les sens pendant qu’il tenait le chibre dans sa main … Il semblait apprécier car il s’accroupit pour mieux observer le déroulement des opérations ….

  • Tu sais quoi ?
  • Moi : non ? ? ? Qu’est-ce qu’il y a ?
  • Lui : à partir de maintenant, ce que tu crois être ta bite devient la mienne, ma seconde bite. C’est ma bite même si c’est toi qui la portes et qui la nourris, qui l’entretiens et la nettoies. T’as pigé connard ?
  • …………
  • Je te tiens totalement par elle, c’est par elle que je vais te tenir ….

Il sortit son téléphone portable et le mit en route.

  • Lui : tu diras à mon signal que tu me donnes la bite que tu as sur toi …tu parleras fort … je vais t’enregistrer …… ça y est, prépare-toi …
  • Moi : mais ça veut dire quoi que je te donne ma bite ?
  • Je t’expliquerai plus tard … pour l’instant tu n’as qu’à le dire bien fort … je vais approcher le tel de ta gueule et tu parleras …

Il continuait à compresser et à malaxer l’organe qu’il s’était approprié et auquel il me demandait de renoncer …. Toujours allongé sur les caddies inconfortables qui commençaient à marquer ma peau comme un grill …

  • Allez, vas-y … , dis-le ! DIS-LE !
  • (j’avais le téléphone à quelques centimètres de la bouche et je m’entendis dire : ) Je te donne ma bite.
  • Non connard, dis ton nom, FORT et dis que tu me donnes la bite que tu as !
  • JE SUIS ERIC ET JE DONNE MA BITE A …… à qui ? Comment tu t’appelles ?

Il abandonna la bite coincée entre les montants et me pris au cou, serra fort et répéta très distinctement :

  • " Je m’a-ppel-le Eric et je don-ne ma bi-te à mon maî-tre ", répète ! REPETE ! FORT !
  • Moi : JE M’APPELLE ERIC ET JE DONNE MA BITE A MON MAÎTRE
  • Lui : très bien connard !

Il manipula son téléphone et repassa le texte ….. : on entendit une voix dans la nuit qui disait :  " je m’appelle Eric et je donne ma bite à mon maître " …

« Accueil  1