02 juillet 2009
Pour une surprise, c'est une surprise !
Cette photo est la preuve que les gros plans ne suffisent pas à rendre la nudité d'un mec digne d'intérêt. La situation, le décor, le contexte disent plus sur le sens d'une nudité de mec, parlent plus de la dimension nouvelle qu'elle apporte à une scène qu'un précis d'anatomie qui prend la forme d'une pic ... Un mec à poil, ça fait sacrément gamberger .... Parlons-en !
Image de qualité médiocre mais assez frappante par la force de ce qu'elle donne à voir : un homme entièrement nu descend un escalier menant à une sorte de cave et se dirige vers une table où des convives l'observent. Il semble être sous l'emprise d'une femme qui le suit ... la scène doit être sortie d'un film en costumes ...
L'irruption de cet homme nu au milieu de cette scène bourgeoise est assez saisissante ... la nudité masculine quand elle est en décalage comme sur cette photo est un must ...
On ne peut rien voir de précis de l'anatomie virile de ce mec ... mais on devine très bien ce qui se joue entre ses jambes ...
Commentaires
Les héritiers de Sade
Excellente photo,Eric.Saisissante.Pourquoi cet homme se retrouve-t-il totalement nu dans cette cave au milieu de ces gens du XIXe siècle? Sans doute pas pour magnifier son corps, plus sûrement pour humilier celui qui est ainsi exhibé. Qui est-il? Un serviteur marchant vers la servitude?Un amant progressivement abaissé par une femme dominatric?.Que va-t-il se passer avec ce nu? Va-t-on lui passer au cou un collier de chien?Va-t-il subir le fouet en public? Va-t-il devoir lécher les chattes et les bites des invités? Va-t-il être examiné comme un animal exotique par l'assistance? On imagine, sous les costumes bourgeois, de dignes héritiers de Sade.
à Black sur Les héritiers de Sade
Le divin marquis ... n'était intéressé que les jeunes femmes ... malheureusement ... que n'a-t-il imaginé ses pratiques sur des hommes ! C'est un oubli irréparable .....
De mon côté, il me semble que cette photo est celle "d'une belle prise", celle d'un rodeur qui aurait été capturé et à qui on va faire regretter son audace ... Le fouet en public serait alors logique Black.
En tout cas, comme toi Black, je trouve cette photo exceptionnelle.
Animaux domestiques
- A ton tour ! Déshabille-toi, chien !
Madame de la Mortinière avait pris ce ton qui me glaçait. Juliette venait d’être dénudée complètement par Monsieur. Il aimait beaucoup retirer un à un les vêtements de sa soubrette. Il n’aurait laissé ce plaisir à personne d’autre. Il finissait en général par s’emparer de sa toison et lui enfoncer un doigt dans son sexe pour bien lui rappeler, si tant est qu’elle ait pu l’oublier, qu’elle était sa propriété. Madame préférait me regarder lui livrer progressivement mon intimité. Elle savait la honte que m’inspirer ce renoncement à toute dignité. La voir poser ses yeux sur mon pénis m’était insupportable. Je baissais immanquablement les yeux ce qui la faisait jubiler.
- Ne cache pas ta queue avec tes mains, imbécile ! Tu veux que je te les attache !
Je me souvenais soudain que le sexe d’un esclave devait être exposé en permanence aux yeux de ses maîtres.
Juliette quittait la cuisine suivie par Monsieur qui partait la présenter aux invités. Nue, complètement nue. A présent, c’était à mon tour de me mettre intégralement nu.
J’appréhendais ce moment. Pendant tout le repas, nous avons dû subir les regards entendus des convives, leurs chuchotements, leurs rires étouffés, leurs allusions aux courbes de Juliette ou à la bosse que souligner le pantalon collant dont le port m’était imposé pendant le service. Monsieur et Madame avaient invité des amis, hommes et femmes de la bonne société, qui partageaient leur goût des plaisirs pervers.
Me voilà descendant l’escalier dans cette humiliante nudité. Juliette avait déjà été installée à l’autre bout de la salle, les bras tirés vers le plafond, les poignets menottés et reliés au plafond par une chaîne. On lui avait placé un collier de chien autour du cou.
A mon arrivée, tous les regards se tournèrent vers moi. Les commentaires se firent plus explicites, sur la taille de ma queue, sur mon anus qu’ils allaient forcés, sur les traces de lanières qui allaient marquer mes fesses. Je n’étais plus qu’un animal destiné à se soumettre.
Il y avait à côté de Juliette, une autre chaîne qui tombait du plafond. Madame m’ordonna d’avancer.
à Black sur Animaux domestiques
Comment va-t-on appeler l'équivalent masculin de Juliette ? Julien ? Jordan ? Sade aurait eu des possibilités infinies avec un mec ... que de regrets ... en plus ses textes passant à la postérité, l'anatomie masculine aurait acquis ses lettres de noblesse .... Las ....
J'aime ton texte Black ... il évoque bien la fin du 18ème siècle libertin, pré révolutionnaire, décadent, presque pasolinien ... les corps sont des objets, des marchandises et le raffinement consiste à les utiliser le mieux possible.
C'est l'exploitation des corps, des anatomies, des âmes des pauvres gens. Les attributs sexuels devienent des supports de jeux pervers et douloureux ...
Sade ou les 120 journées de Sodome
Il me semble qu'il se passe des "choses" entre garçons chez le marquis. Il n'y en a pas que pour les plaisirs de ces messieurs envers les demoiselles !! Je vais de ce pas (re)lire les 120 jours de Sodome, et revoir Salo de Pasolini ... Je l'ai bien en tête celui là ... la domination, l'exploitation, l'humiliation vaut autant pour les filles que pour les garçons ...
A confirmer ... je posterai un court extrait du marquis si vous en voulez ...
A lire également le délicieusement choquant "Salopes" de Dennis Cooper ... une mise en bouche pour ceux qui veulent ???
Errata
J'ai écrit mon texte très vite ce matin avant de partir au boulot sans avoir eu le temps de me relire.Je bondis ce soir en voyant quelques erreurs.Que les amoureux de l'orthographe me pardonnent.
Bon, cela dit, ça n'empêche pas de bander!
Visiblement,la photo ne laisse pas indifférent...
Pour réagir au commentaire de Jaaders, je connais Dennis Cooper. C'est vrai, que c'est Sade puissance 10 et version homo.
Animaux domestiques: version corrigée
- A ton tour ! Déshabille-toi, chien !
Madame de la Mortinière avait pris ce ton qui me glaçait. Juliette venait d’être dénudée complètement par Monsieur. Il aimait beaucoup retirer un à un les vêtements de sa soubrette. Il n’aurait laissé ce plaisir à personne d’autre. Il finissait en général par s’emparer de sa toison et lui enfoncer un doigt dans son sexe pour bien lui rappeler, si tant est qu’elle ait pu l’oublier, qu’elle était sa propriété. Madame préférait me regarder lui livrer progressivement mon intimité. Elle savait la honte que m’inspirait ce renoncement à toute dignité. La voir poser ses yeux sur mon pénis m’était insupportable. Je baissais immanquablement les yeux ce qui la faisait jubiler.
- Ne cache pas ta queue avec tes mains, imbécile ! Tu veux que je te les attache !
Je me souvenais soudain que le sexe d’un esclave devait être exposé en permanence aux yeux de ses maîtres.
Juliette quittait la cuisine suivie par Monsieur qui partait la présenter aux invités. Nue, complètement nue. A présent, c’était à mon tour de me mettre intégralement nu.
J’appréhendais ce moment. Pendant tout le repas, nous avons dû subir les regards entendus des convives, leurs chuchotements, leurs rires étouffés, leurs allusions aux courbes de Juliette ou à la bosse que soulignait le pantalon collant dont le port m’était imposé pendant le service. Monsieur et Madame avaient invité des amis, hommes et femmes de la bonne société, qui partageaient leur goût des plaisirs pervers.
Me voilà descendant l’escalier dans cette humiliante nudité. Juliette avait déjà été installée à l’autre bout de la salle, les bras tirés vers le plafond, les poignets menottés et reliés au plafond par une chaîne. On lui avait placé un collier de chien autour du cou.
A mon arrivée, tous les regards se tournèrent vers moi. Les commentaires se firent plus explicites, sur la taille de ma queue, sur mon anus qu’ils allaient forcer, sur les traces de lanières qui allaient marquer mes fesses. Je n’étais plus qu’un animal destiné à se soumettre.
Il y avait à côté de Juliette, une autre chaîne qui tombait du plafond. Madame m’ordonna d’avancer.
à Jaaders sur Sde ou les 120 journées de Sodome
Le marquis était bi ? Des garçons eux-seuls ou accompagnés de dames .... ? Dans Salo -si je me souviens bien- il y a surtout des hommes qui asservissent des garçons ou des filles mais je ne suis pa ssur qu'il y ait de l'homosexualité ... tu nous diras puisque tu relis tes classiques ...
Ok, vas-y, balance tes extraits choisis du marquis !
Dennis Cooper ? Connais pas ... j'ai des progrès à faire ...
à Black sur Errata
Black, ne te formalise pas trop ... Dans "l'affiche" du blog il y a une faute énorme ... et j'ai la flemme de tout refaire pour l'instant ... ça n'a choqué personne jusqu'à aujourd'hui ...
Dennis Copper ... il faut que je connaisse !
Réaction à propos de Dennis Cooper
Je viens d'aller voir sur Internet quel était cet auteur américain. C'est du solide puisqu'il n'est question que de sexe trash ... Les choses sont dites clairement. Il faudrait que je lise. Pourtant j'ai l'impression que Thanatos y est plus présent qu'Eros. Chez Pasolini, c'est l'exploitation des individus par un pouvoir politique qui domine, chez Sade c'est la recherche d'un plaisir au delà des fantasmes quoiqu'il en coûte à celui qui devient objet qui l'emporte. Chez Genet c'est la littérature où sont reliés transgression des tabous sociaux et poésie ou révélation mystique. Mais c'est chez Edmund White (à mon avis) que la débauche et la littérature sont le plus efficacement entremélées ... Il ne s'agit plus de pratique SM mais tout de même de sexe gay sans limite où l'auteur essaie de comprendre ce qui le fait vivre ...
J'attends vos apports sur ce sujet ... si ça vous dit !
Sade et Dennis Cooper
Thanatos plus présent qu'Eros?A mon avis, ce n'est pas faux.Certaines scènes sont aussi violentes que la fin de "Salo." J'ai dû lire un livre et je me suis arrêté là.J'aime mieux "Les garçons sauvages" de Burroughs.
En ce qui concerne Sade, il a été condamné par contumace pour relations homosexuelles et sodomie avec son valet. Il devait sans doute faire flèche de tout bois. (J'aime bien l'image de la flèche, en l'occurence!:-))
de l'histoire de Brad, par Dennsi Cooper
"Beau gosse passif euro trash, 19, 1m78, 70 kg, brun aux yeux bleus. Cul bien chaud et bien profond. Uniquement sur déplacement. 250 $ l'heure, 700 $ la nuit. OK pour tout si le compte est bon. No limite. Ecrivez moi pour photos, infos supp. juicyLAboy@hotmail.com"
.../..
"J'ai un fétichisme assez particulier. Un jeune mec avec un joli visage, une belle paire de couilles bien formées, et me voilà un client comblé. Taille, poids, couleur de peau, poilu ou pas, circoncis ou pas, rien à fiche. Rien de plus facile, me direz vous, mais non, je suis très exigeant. Pour le commum des mortels rien en ressemble plus à une paire de couilles qu'une autre paire de couilles, mais des couilles parfaites dans des bourses parfaites associées à un visage vraiment mignon, c'est une combinaison rare. Trouver un beau mec prêt à les lacher, c'est vraiment rare. C'est sur les chats fétichistes ... que la chance me sourit généralement. Et c'est là que l'on m'a conseillé un certain Brad .../.. Je ne vais pas vous raconter la baise par le menu, mais les couilles de Brad étaient tout à fait obligeantes. Il n'a opposé aucune résistance, à aucun moment, et ses couilles ont accepté la gamme complète de mes attentions, du bain de salive fervent aux morsures et pressions brutales en passant par les corrections les plus sévères. voir son petit minois passer par toute une palette d'émotions était très excitant, et le fait que ça ait été le Brad de la légende rendait la chose encore plus exceptionnelle.
Ensuite Brian [le manager de Brad, ou son souteneur à voir !!!] m'a interrogé dans le salon et m'en a dit un peu plus. Il n'a pas directement répondu à mes questions au sujet de son intention tant glosée de tuer Brad, mais il a quand même dit qu'il n'y avait aucune limite à ce que Brad était prêt à faire pourvu qu'on y mette le prix."
from Salopes, de Dennis Cooper,
éd. P.O.L.
de l'histoire de Brad, par Dennis Cooper
extrait n°2
"je pratique le noKpote et j'en suis fier. Mais j'estime qu'il s'agit d'un choix et et qu'avant de donner là dedans il faut mûrement peser le pour et le contre. Donc je pense que tous les clients potentiels de Brad ont le droit de savoir que ce soir-là il a joué les passifs lors de pratiques plus qu'à risques. S'il n'est pas séropo, moi je suis Lady Di. Si vous êtes un actif branché noKpote et que vous n'attendez pas grand chose de votre réceptacle, Brad est un super bon coup. On l'a baisé tellement longtemps et tellement fort que le lit s'est fracassé. La double pénétration ne lui posait aucun problème et son trou béant et avide valait vraiment le déplacement. Il a fait un petit tour bien cool où son trou avale une dose et puis recrache le foutre dans la bouche comme une baleine. Il suçait comme un pied maissa gorge était toujours ouverte, chaude et sans fond. A mon avis, si vous vous êtes monté la tête avec toutes ces brad-et-brianeries à la con et que vous espérez je ne sais quel minou descendu du ciel, vous allez être déçus. Mais pour du noKpote, c'est un des petits gars les plus mignons et les plus open que j'ai jamais eus. Juste un conseil : passez tout de suite au pieu, faites votre truc et cassez-vous. Brian et lui font une paire arrogante, chiante et sournoise.
Mâle, 28 ans, actif, BBK, métis hispano-asiate, branché touze, exhib et déprave."
Salopes, Dennis Cooper,
ed. P.O.L.
à Jerem sur Sade et Dennis Cooper
Burroughs ... Je n'ai pas lu non plus ... que de lacunes !!!!!
Sade aurait été à voile et à vapeur ? Ce n'est pas ce que la légende populaire en a gardé ... Il me semble que Sollers n'aborde pas cet aspect de la sexualité de Sade dans ses textes... mais il faudrait vérifier. Ça m'évoque la polémique actuelle à propos de la dernière biographie de Mauriac qui pour la première fois parle ouvertement de ses tendances homosexuelles ... jusqu'à présent personne n'avait jamais rien dit ... alors que c'est central dans son oeuvre !
à Jaaders sur de l'histoire de Brad, par Dennsi Cooper
Merci, Jaaders, d'avoir recopié cex deux textes ... c'est fastidieux pour toi mai sédifiant pour nous ...Merci.
Pourquoi aller jusqu'au snuffing (bon terme ?) Autant la description des jeux avec les testicules de Brad est bien expliquée et bandante, autant l'ouverture du texte sur l'éventualité du sacrifice ultime du JH n'apporte aucune charge érotique ou pornographique ... Où alors il faut qu'on m'explique ...
à Jaaders sur de l'histoire de Brad, par Dennis Cooper
Que Cooper raconte toutes les variantes du sexe entre mecs est assez plaisant ... on n'apprend rien des infinies variations qu'offrent deux, trois ..., corps de mecs ensemble mais c'est bien de voir tout ça écrit. Par contre le BareBack ... là je reste réactionnaire ... vieux jeu ?
Merci Jaaders pour ton petit boulot de scribe pour le blog !
édifiante perversité ...
Ce ne sont que deux extraits, et j'en mettrai encore prochainement ... qui seront plus troublant ... Cooper ne veut montrer qu'une chose : se méfier des apparences ... le net est un espace de libération des fantasmes, l'écrit n'a pas valeur de vérité absolue, et cela joue entre le fait d'écrire des choses aussi crues et violentes parfois (fin du livre) et de les lire : quelles réactions voyeuristes cela provoque en nous ?!!!
Dans ce livre nous sommes tous des voyeurs d'actes extrêmes, que nous aimerions voir réels ou pas, mais ils sont là couchés sur le papier, et cela nous provoque, et provoque en nous des choses parfois inconnues ... On veut que ça continue ou pas ? Est-ce réel ou pas ?
à suivre ...
jaaders
ps : noKpote is not for me too ... only in a love story !!!
à Jaaders sur Edifiante perversité ....
Très bien ton explication sur la démarche de Cooper. Effectivement je comprends mieux ces deux extraits après t'avoir lu. Dans mon esprit, sexualité, même débridée et pulsion de mort sont deux choses différentes. On peut toujours me rétorquer que les pratiques sm se rapprochent nettement de Thanatos mais je répondrai que même le supplicié prend son pied pendant les actes extrèmes ...
Assister à des actes extrèmes en tant que lecteur fait réagir en nous ce qu'il y a d'inavouable ...
Sade et l'homosexualité
Ce texte devient très littéraire.J'adore. 18 messages déjà! Qui aurait cru que cette photo susciterait tant de commentaires?
A propos de Sade et l'homosexualité, voici un extrait de "La philosophie dans le boudoir":
"Le Chevalier: M. Dolmancé était instruit par un de mes amis du superbe membre dont tu sais que je suis pourvu; il engagea le marquis de V... à me donner à souper avec lui. Une fois là, il fallut bien exhiber ce que je portais; la curiosité parut d'abord être le seul motif; un très beau cul qu'on me tourna, et dont on me supplia de jouir, me fit bientôt voir que le goût seul avait eu part à cet examen. Je prévins Dolmancé de toutes les difficultés de l'entreprise; rien ne l'effaroucha. "Je suis à l'épreuve du bélier, me dit-il, et vous n'aurez même pas la gloire d'être le plus redoutable des hommes qui perforèrent le cul que je vous offre!" Le marquis était là; il nous encourageait en tripotant, maniant, baisant tout ce que nous mettions au jour l'un et l'autre. Je me présente... je veux au moins quelques apprêts: "Gardez-vous-en bien! me dit le marquis; vous ôteriez la moitié des sensations que Dolmancé attend de vous; il veut qu'on le pourfende... il veut qu'on le déchire. - Il sera satisfait!" dis-je en me plongeant aveuglément dans le gouffre... Et tu crois peut-être, ma sœur, que j'eus beaucoup de peine?... Pas un mot; mon vit, tout énorme qu'il est, disparut sans que je m'en doutasse, et je touchai le fond de ses entrailles sans que le bougre eût l'air de le sentir. Je traitai Dolmancé en ami; l'excessive volupté qu'il goûtait, ses frétillements, ses propos délicieux, tout me rendit bientôt heureux moi-même, et je l'inondai. A peine fus-je dehors que Dolmancé, se retournant vers moi, échevelé, rouge comme une bacchante: "Tu vois l'état où tu m'as mis, cher chevalier? me dit-il, en m'offrant un vit sec et mutin, fort long et d'au moins six pouces de tour; daigne, je t'en conjure, ô mon amour! me servir de femme après avoir été mon amant, et que je puisse dire que j'ai goûté dans tes bras divins tous les plaisirs du goût que je chéris avec tant d'empire." Trouvant aussi peu de difficultés à l'un qu'à l'autre, je me prêtai; le marquis, se déculottant à mes yeux, me conjura de vouloir bien être encore un peu homme avec lui pendant que j'allais être la femme de son ami; je le traitai comme Dolmancé, qui, me rendant au centuple toutes les secousses dont j'accablais notre tiers, exhala bientôt au fond de mon cul cette liqueur enchanteresse dont j'arrosais, presque en même temps, celui de V...
"
Sade 2009
J'ai eu envie de réécrire le texte de Sade ci-dessus et d'en faire une version contemporaine.
"Une chaudasse, Baby Doll. Il s’appelle Dolmancé mais on l’appelle Baby Doll. Vingt ans et une bite à la place du cerveau. Il pense avec sa queue, Baby Doll. Il aurait fait n’importe quoi pour que je le baise avec mes vingt-trois centimètres. Il a réussi à se faire inviter par le marquis. Il s’appelle Lucas mais on le surnomme le marquis car il adore être bien sapé. Jeans Dior archiserrés, chemise banche cintrée, cravate fine, veste noire.J’ai sorti ma bite du fute , je l’ai mise en exhib. Elle salivait, la salope ! J’avais prévenu Baby Doll qu’il devrait assumer. Il a répliqué que son cul en avait vu d’autres. Le marquis nous a encouragés en tripotant tout ce qu’on foutait à l’air. J’ai sorti le gel.
- Arrête ! Cette salope aime qu’on la baise direct ! Sans préparation ! A sec ! Elle aime qu’on l’encule à fond, qu’on la transperce, qu’on la déchire !
- Elle sera satisfaite, cette pute !j’ai dit en m’enfonçant dans son trou.
Il avait quelques heures de vol, Baby Doll. A vingt ans, son orifice avait déjà bien élargi. Il devait passer ses journées à s’enfoncer des godes ou se prendre de vraies bites, bien épaisses, bien larges.
Je l’ai inondé de mon jus. Il gueulait comme un malade.
Il a eu envie de me mettre à son tour. Pas de problème. Je prends mon pied recto et verso.
Le marquis a baissé son jeans et son slibard et, penché en avant, il m’a présenté ses fesses qu’il a écartées avec ses mains. Il avait oublié en un instant toutes les règles du bon goût. Il était complètement obscène mais me faisait bander à mort! Je l’ai enfilé pendant que Baby Doll me tringlait comme un dingue. On a a joui tous les trois en même temps ! On s'est foutu à poil complet et on a remis ça au pieu!"
Un grand moment
Je parcours le blog et je découvre le nombre de commentaires sur cette photo. En écrivant "Les héritiers de Sade", je ne pensais pas que cette référence allait susciter tant de réactions.C'est génial! Un grand moment du blog comme on les aime!
à Jerem sur Sade et l'homosexualité
Je persiste à croire Jerem que cette photo marque tant quelques visiteurs parce qu'elle montre un mec nu dans un contexte qui fait naître beaucoup de cogitations .... Un simple mec nu n'est intéressant que pour son anatomie, son sexe, son regard ... il y a déjà de quoi dire sue tous ces "détails". Mais à partir du moment où sur la photo apparait en même temps que le mec nu d'autres personnages, un cadre inhabituel et se déclenche alors quelque chose de plus fort qu'il faut creuser pour comprendre ... mettre du sens sur une nudité qui n'a pas sa place ! C'est ça qui à mon avis motive tant, en tout cas, nous motive tant quelques uns ....
D'où les multiplications et les longueurs des interventions, les extraits de livres et les ponts que l'on bâtis entre les auteurs qui ont abordés ce sujet : l'homme nu dans tous les états possibles .... c'est le coeur du blog !!!!!
J'en viens à ton message du jour.
Le sous-titre De la philosophie dans le boudoir est "Dialogues destinés à l'éducation des jeunes demoiselles" et pourtant l'acte que Sade décrit est bien une sodomie complète. Il faisait effectivement feu de tout bois ... !
On sait qu'un peu plus tôt le frère de Louis XIV avait aimé les hommes ... et que le Chevalier d'Eon entretenait une ambiguité sexuelle peu courante à cette époque ... mais s'agissait-il de la même homoséxualité qu'aujourd'hui ? J'ai l'impression en lisant l'extrait de Sade que tu nous proposes Jerem qu'il s'agit plus d'une sodomie qu'un acte homosexuel. Certes la taille des phallus est évoquée plusieurs fois mais il me semble que les libertins sodomisaient autant les filles que les garçons et qu'avec ces derniers ils n'y avaient pas de commerce sentimentaux.
On sait que les sentiments varient avec les époques et que l'amour contemporain n'a rien à voir avec celui des siècles précédents ...
à Jerem sur sade 2009
Toujours l'art du pastiche parfaitement maîtrisé Jerem .... Ni plagia, ni parodie, un re-création parfaitement réussie ! Merci Jerem !
Evidemment la scène parait plus homosexuelle quand elle est réécrite. Est-ce le vocabulaire ? Est-ce la société qui est devenue plus rigoureuse en matière de sexualité et qui classe les pratiques dans des catégories précises (sujet déjà maintes fois débattu ici) et considère la sexualité entre hommes comme une déviance alors qu'avant elle n'était pas immorale ? Est-ce l'évolution des statuts sociaux qui transforme les titres nobiliaires en simple surnom évoquant des performances sexuelles ou vestimentaires ?
à Black sur Un grand moment
Oui Black, on tient là un sujet très intéressant ... une photo peut déclencher toutes sortes de réactions ... ici, comme la photo est plutôt cérébrale, les commentaires savants fusent ... et c'est tant mieux !!
Sade et l'homosexualité:suite
Tu as raison, Eric,le sous-titre de "La philosophie dans le boudoir" est bien "Dialogues destinés à l'éducation des jeunes demoiselles" et il est vrai que c'est surtout une apologie de la sodomie.Il n'empêche que quelques lignes avant le passage cité, Dolmoncé est présenté comme préférant les hommes aux femmes:
"Le Chevalier: Tu les sais; les délices de Sodome lui sont aussi chers comme agent que comme patient; il n'aime que les hommes dans ses plaisirs, et si quelquefois, néanmoins, il consent à essayer les femmes, ce n'est qu'aux conditions qu'elles seront assez complaisantes pour changer de sexe avec lui. Je lui ai parlé de toi, je l'ai prévenu de tes intentions; il accepte et t'avertit à son tour des clauses du marché. Je t'en préviens, ma sœur, il te refusera tout net si tu prétends l'engager à autre chose: "Ce que je consens à faire avec votre sœur est, prétend-il, une licence... une incartade dont on ne se souille que rarement et avec beaucoup de précautions."
Mme de Saint-Ange: Se souiller!... des précautions!... J'aime à la folie le langage de ces aimables gens! Entre nous autres femmes, nous avons aussi de ces mots exclusifs qui prouvent, comme ceux-là, l'horreur profonde dont elles sont pénétrées pour tout ce qui ne tient pas au culte admis... Eh! dis-moi, mon cher, il t'a eu? Avec ta délicieuse figure et tes vingt ans, on peut, je crois, captiver un tel homme! "
à Jerem sur Sade et l'homosexualité:suite
Cette fois-ci les propos sont clairs Jerem ... Dolmoncé préfèrent les hommes ... et acceptent les femmes "si elles acceptent de changer de sexe avec lui" .... comment cela devait-il se dérouler à l'époque ? Aujourd'hui il existe des strap-on ... mais au 18ème la technique ne devait pas être si élaborée ...
FORUM autour de Brad
un nouvel extrait de Salopes, D. Cooper :
"Salut tout le monde, c'est Elaine, la copine de Brad. Certains d'entre vous sont complètement partis. J'aime Brad et ça me terrifie de savoir que dès qu'il sortira de prison vous serez là à l'attendre, à la pousser à s'autodétruire toujours plus. Vous n'avez pas de coeur ou quoi ? Si parmi vous, il y en a de vraiment bons et charitables, Brad a un service à vous demander. Il s'inquiète pour moi et notre bébé, surtout que maintenant je suis au chômage. En prison, son accès à Internet est restreint. Il n'a le droit de communiquer qu'avec moi et sa famille. Il dit de vous dire qu'il répondra aux questions de ceux qui pourront me dépanner de cent dollars. Vous n'avez qu'à m'envoyer les questions et je lui transmettrai et je vous transmettrai ses réponses. Il ne répondra à rien de malpropre, seulement aux questions tous publics sur sa vie de tous les jours et son passé. Si ça vous intéresse, écrivez moi à egarrison@hotmail.com pour plus de renseignements. Pas sérieux et pas respectueux s'abstenir. egarrison
.../..
J'irai droit au but. j'ai lu le message d'elaine. Je vous déconseille vivement de lui faire confiance. Pour autant que je le sache elle n'est pas en contact avec Brad, personne ne l'est. Je la plains et je lui souhaite bonne chance, mais je pense qu'elle essaye de vous arnaquer. J'ai de bonnes raisons de le penser mais je ne peux pas entrer dans les détails ici. builtlikeatruck44
Je viens juste de virer cent dollars à elaine. Je me suis fait baiser ou pas ? Quelqu'un d'autre a accepté son offre ? lonelylarry
.../..
J'ai une théorie. Je pense qu'on est revenus à notre point de départ. A un moment cette discussion a été prise d'assaut par ce mec, Brian, ou celui qui l'a inventé de toute pièces, peut-être Brad lui-même si nous postulons que Brad existe en vrai. Nous n'avons aucune preuve que le Brad en prison dans l'Oregon est celui qui fait l'objet de fiches sur ce site, n'est ce pas ? Personne n'a jamais posté de photo du premier Brad, que je sache. Beaucoup de ce que nous tenons pour vrai provient des posts de builtlikeatruck. Comment sait-on qu'il ne nous mène pas en bateau ? Pour moi, toute l'histoire de Brad qui échange du cul contre des mails, ce soi-disant gang de prisonniers qui compte le violer et le tuer, c'est très tiré par les cheveux. ça sent le fantasme carcéral à plein nez. Ensuite il y a ce truc de Brad qui soi-disant se ferait payer pour se faire tuer. Là encore complètement improbable. Peut-être qu'on ferait mieux de laisser tomber toutes ces sornettes sur Brad. Ou du moins s'accorder à dire qu'on joue à fantasmer tous ensemble et rien de plus. buttons999"
à Jaaders sur FORUM autour de Brad
Passage très intéressant même s'il n'est plus un extrait pornographique. Il pose bien la question du rôle du web qui ne permet plus de démêler le vrai du faux. Brad est-il réel ? Telle est la question ! Le doute s'immisce jusque là !
L'accusation de "fantasme carcéral" dit très bien ce qui se joue sur le net : comme la réalité n'est pas tangible, chacun peut s'amuser en même temps que tous les autres à croire ce qui l'arrange ...
Avec cet extrait Jaaders, on quitte un peu le sujet évoqué par la photo du message mais on plonge dans les apports du net : donner corps à des fantasmes ...
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